jeudi 1 novembre 2012

Les aventures de Borgnefesse - Les 24H du jeu de Theix (56)

Les 24h du jeu de Theix ont été l'occasion de jouer sur tout un week-end. Avec la mort de mon précédent personnage, j'ai endossé le rôle d'un pirate, le dénommé "Borgnefesse" (un boulet de canon l'ayant, suite à un ricochet malheureux, grévé l’essentiel de la fesse gauche. Je précise qu'il s'agissait d'un ricochet car jamais ne vit-on Borgnefesse, tourner le dos à un adversaire).
Nous pouvions circuler et passer de l'une à l'autre des quatre tables distinctes dont nous disposions au bout "d'un certain temps" (temps aléatoire qui permettait aux joueurs déjà présent sur la table d'anticiper).
Une grande table de mer, séparait les deux pôles du jeu (Tortuga et Saint Augustine). La côte sauvage de Floride était aussi représentée avec une plantation dans l'arrière pays.

Le Capitaine "Borgnefesse", et "Pulverin", son second, sur le pont du "Requin".  Borgnefesse sera légèrement blessé au pied au cour du second abordage.
Les règles utilisées ont été PMET (Per Mare et terras) pour les combats maritimes et "Argad" pour les combats terrestres et les abordages.
Le "Requin" au mouillage. Endommagé par une tempête, il a du faire réparer et recruter plus d'hommes. 
Le capitaine Pudubec se présente au commissaire au matériels pour acheter les espars manquants. 
Approche sous pavillon espagnol d'un marchand espagnol.
Le "Requin" hisse la pavillon noir. Mieux armé, avec plus d'hommes, le marchand se rendra aussitôt.
Avec son équipage de prise, le marchand espagnol fait route vers la Tortue. Borgnefesse redoutait que Lostebraz  ne s'en empare pour son propre compte.
Le "Requin" longe alors les côtes espagnole. Borgnefesse fait jeter les marins espagnols à la mer, croyant leur permettre de sauver leur peau (du moins,  pour ceux qui savent nager).
Mais là, mauvaise surprise! La côte sauvage est peuplée de... sauvages!
Arrivé à bon port, à la tortue, le vaisseau est déchargé de sa cargaison de rhum et vendu à la couronne française. L'équipage de prise achètera un tout petit bateau pour aller explorer une île avec un vieux fort abandonné. 
Revenant des côtes de Floride, Borgnefesse tombe sur un spectacle peu banal. Un brick espagnol recueille des naufragés.
Alors que l'espagnol lève l'ancre, Borgnefesse fonce. Il a reconnu le capitaine Red et "La grenouille", il faut qu'il les récupère. Il hisse alors le pavillon britannique.
Sous le nom de O'Sullivan, il somme l'Espagnol de lui remettre les deux pirates. L'Espagnol, ne sachant même pas qui étaient les deux rescapés, flaire le bon coup et refuse de les livrer.
Borgnefesse menace: "Si vous ne nous livrez pas ces deux sujets britanniques recherchés, vous vous rendez complice de pirates et donc serez  pirates vous même!L'espagnol qui commence à prendre le vent, éperonne, à très faible vitesse, le sloop.
Le combat entre "la requin et son adversaire espagnol a eu lieu dans des conditions réellement extraordinaires pour le pirate Borgnefesse. Indépendamment de ses tentatives de manipulation, il fond à pleine vitesse sur l'Espagnol qui lève l'ancre et se trouve dans l'incapacité de manœuvrer. Mieux encore, les gréements des deux navires s’emmêlent dans la position la pire qu'on puisse imaginer pour l'Espagnol, le pirate lui barrant littéralement le "T". Ainsi, le "Requin" délivrera deux bordées de mitraille, en enfilade, balayant tout le pont de son adversaire et lui causant deux fois 5 pertes parmi son équipage déjà inférieur en nombre (22 contre 20 hommes au début de l'engagement).
L'espagnom essayera bien de se dégager mais le pirate, perfide, continuera à lancer grappins sur grappins pour maintenir son ennemi dans cette position, si désavantageuse.
Du haut de la mature, dans la hune, deux moucheurs harcèleront en plus, les hommes affectés au travaux de "désenmêlage".
Les deux navires sont emmêlés. Ils se tirent dessus à bout portant. Le "Requin délivre ses bordées de mitraille en enfilade tandis que l'Espagnol riposte de plus en plus faiblement.
Pire, les deux naufragés recueillis par l'Espagnol, ne voulant pas être livrés à Borgnefesse, résisteront à l'espagnol et contribueront à mobiliser et désorganiser l'équipage espagnol déjà bien affaibli.

Tandis que du Requin, la mitraille pleut sur le pont. Les deux hôtes de l'Espagnol se révoltent et combattent maintenant pour empêcher leur remise aux faux anglais, en qui ils ont reconnu Borgnefesse.
Après la deuxième bordée de mitraille, l'espagnol a enfin réussi à libérer son navire. Les pirates montent à l'assaut toujours couverts par les moucheurs, qui, depuis la mature, harcèlent l'ennemi.
Le combat pour le château avant. De plus en plus de pirates arrivent à passer. Le capitaine Borgnefesse, blessé au pied est évacué, inconscient.
Le capitaine espagnol, tente de sauver sa peau et réussit à se désengager. Peine perdue! Abandonné aux assaillants, le gaillard d'avant voit s'aligner les tromblons. Le tir dévaste littéralement le pont. Les derniers espagnols sont tués ou blessés. Le Capitaine lui-même, sera touché deux fois au ventre. 
Ne voulant pas laisser de traces de son forfait, Borgnefesse le fera jeter par dessus bord.
Pour Borgnefesse, c'est une belle prise. Au total, il n'a perdu que 5 hommes dans l'affrontement. S'il est lui même blessé au pied, il s'en sortira sans séquelles grâce aux soins du chirurgien de Tortuga. Il vendra le navire et son contenu au Gouverneur "De Toulvarère".
Fort de ce nouveau vaisseau, et d'une embuscade dans laquelle serait tombé Lostbraz, ils n'ont guère de peine à convaincre De Toulvarère à mener une action de représailles contre la Floride.
Il est ainsi prévu que les quatre vaisseau français débarqueront un fort parti de soldats sur la plage et pendant qu'ils iront, par la terre, attaquer le fort San Marco, Lostbraz et Pudubec (Alias Borgnefesse) attaqueront par la mer.

Lostbraz et Borgnefesse ont dument obtenu du gouverneur de Tortuga une lettre de marque pour opérer ainsi au nom du roi de France. Pour, Borgnefesse, c'est du pain béni. N'ayant eu mal à partir qu'avec des Espagnols, il espère que ses forfaits passeront inaperçu dans ce contexte de guerre ouverte.


La flottille française vogue vers la Floride. Lostebraz et Borgnefesse on réussi à convaincre le gouverneur de Tortuga de la duplicité de l'Espagnol. Les troupes de marines sont réparties sur chacun des navires.
La flottille mouille bientôt devant la colonie espagnole.
Aussitôt, les troupes commencent le débarquement. Ici, on transfère un canon sur un radeau de fortune.
Radeau qui est en suite halé vers la plage.
Les troupes se regroupent avant de progresser  vers la riche plantation.
Elles sont équipées d'échelles pour investir le fort de Saint Augustin par la terre, son côté le moins défendu.
Incapable d'être déplacé dans le sable, un canot transportera le canon et le matériel.
La colonne française progresse lentement. Des cavaliers ennemis ont été signalés.
Les sauvages se feront discret mais il faudra lutter pied à pied pour investir la plantation.

Alors que les français approchent de Saint Augustine, trois vaisseaux espagnols viennent à leur rencontre.Avec 60 à 70 hommes à bord, ces trois équipages auraient pu faire échouer la prise de la ville. Il convient donc de livrer bataille et de les retenir la plus longtemps possible.

Lostebraz et Borgnefesse convergent alors le fort San Marco. Ils doivent en occuper la garnison  pendant que les Français attaqueront par la terre.
Les Français ont, sans succès, tenté de se faire passer pour Espagnol.  Le combat s'engage.
Le "Requin, plus rapide, tentera de franchir les rangs espagnols tandis que Lostbraz livrera un combat de retardement pour empêcher les espagnols de le poursuivre.Malgré une avarie de drisse, "Le Requin" passera au travers des espagnols grâce à un boulet heureux qui arrachera le gouvernail de son plus proche ennemi, anéantissant du même coup toute velléité de poursuite.

Le "Requin" prendra plusieurs coups dans la mâture.  Une drisse sera même sectionnée, empêchant tout changement de voilure.il fuira pourtant le combat, toutes voiles dehors pour rallier Saint-Augustin.
"Le Requin" arrive à Saint Augustine. La garnison du fort est occupée côté terre, par l'arrivée des français. Seul un canon est en initialement en mesure de riposter au navire. Borgnefesse, fera un bel arc de cercle en diminuant progressivement sa vitesse pour se mettre face au vent et mouiller l'ancre. Pour pouvoir répliquer au fort, il lui faudra pourtant faire pivoter son arrière.
Il fait débarquer promptement son équipage qui halera bientôt le sloop par son arrière.
"Le Requin" tire enfin, alors que les marins se précipitent pour piller la ville.

"Le Requin jette l'ancre dans la rade de Saint Augustin. Un canot hale son cul pour le faire pivoter.
Tous ses cannoniers à tribord, "Le Requin est bientôt en mesure de riposter au fort.
Les troupes françaises au prise avec des hordes de miliciens noirs dans la ville. Chaque maison en accueillait un bon parti.
La riposte, depuis le fort San Marco.  Les canonniers espagnols payeront un lourd tribu face aux bordées des deux Français.
Ils investissent bientôt les bâtiments, les vident et y mettent le feu.
Ils sont bientôt rejoints par Losetbraz qui a, lui aussi, réussi à semer les navires espagnols.
Le canon français aura finalement son utilité face aux milices retranchées dans certaines maisons,  puis, face au fort.
L'assaut de la ville se poursuivra. Les bordées de canons des navires décimant progressivement les canonniers espagnols, le Gouverneur Don Lopez, préfèrera la reddition.
Les fusiliers français arrivaient juste au pied des remparts avec leurs échelles.

La petite équipe reléguée à l'exploration de l'île abandonnée débarque maladroitement quelques canons.
Une petite parenthèse pour relater ce petit incident lors de l'invasion de l'île déserte. Ces abrutis de marins ont laissé échapper l'un des canons, qu'il a fallu repêcher. C'est la découverte de corps espagnols sur cette île qui devait renseigner sur l'emplacement de l'épave du galion espagnol qui avait coulé dans la tempête.

A l'issu de la partie, "Pudubec-Borgnefesse" avait fait deux prises, vendues pour 17000 livres, investi une île qu'il avait bastionnée pour s'en faire un repaire, récupéré le Capitaine Red et "La Grenouille" qui lui avaient révélé l'emplacement de leur trésor moyennant 50% de la valeur de celui-ci. Il avait retrouvé "Thomas Pills" a qui il devait aussi pouvoir faire révéler l'emplacement dun autre trésor.
Quand à l'emplacement du galion espagnol coulé, il fallait emmener un pilote sur place pour qu'il détermine les courants dominants et puisse faire une estimation de l'emplacement de l'épave. Ayant investi et fortifié l'île; Borgnefesse estimait avoir un avantage certain dans la course aux recherches, si un concurrent venait à la lui disputer.

La règle PMET tourne bien maintenant, la plupart des améliorations proposées ayant été intégrées. La table de canonnade et de "critiques" manque encore un peu de piment et reste mal-pratique mais je ne désespère pas de parvenir à la faire modifier aussi.
Les combats à terre et d'abordage sont parfois un peu longuets avec "Argad" et voient souvent une égalité globale des pertes se dégager tant qu'un parti n'est pas plus nombreux que l'autre.
Le temps nous a un peu manqué pour vraiment procéder à l'assaut de la citadelle (le premier que nous aurions réussi à mener à bien).

6 commentaires:

Sam's Blog a dit…

bon ben après tout ça, moi j'ai soif!!!
on boit quoi là-bas?

Bravo pour le CR en forme d'histoire, c''est parfois difficile à suivre mais dans l'ensemble, ça se tient!

dommage qu'on ait pas plus de gros plans sur les figurines, elles ont l'aire plutôt bien !

Euthanasor a dit…

Merci. J'essaye pourtant d'être clair mais c'est vrai que j'ai toute l'histoire en tête. J'ai peut-être simplement oublié d'en relater une partie.
Pour les figurines, (les miennes en tout cas) je les ai détaillées au fur et à mesure de leur peinture dans des articles précédents.

Patrice a dit…

Merci pour ce CR :)

Thomas Pills ? Le pirate qui était prisonnier à S.Agustin a été sorti de sa geôle et aussitôt pris en charge par les troupes de la Marine, qui l'emmènent à Tortuga pour être interrogé par le gouverneur de Toulvarère.

M. C. Monkey-Dew a dit…

Magnifique!

M. C. Monkey-Dew a dit…

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Ray Rousell a dit…

What a great report!