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mardi 25 avril 2023

Un trois-ponts français au 1/56ème (Conversion de la maquette du "Superbe")

    Voilà bien longtemps que je n'avais pas transformé de maquette. Celle-ci a été trouvée puis achetée par moi pour 40 euros à quelques kilomètres de chez moi. Elle avait été commencée par un papy, décédé avant son achèvement et c'est sa fille qui vendait la maquette. Elle avai été abandonnée de longue date et 1 mm de poussière la recouvrait, les araignées s'était fait un empire du grément. Après un sévère nettoyage je découvrais, outre, une pièce de deux euros noyée dans la poussière, une base parfaitement honnête pour en faire un trois-ponts, adapté aux figurines. 

    Une recherche sur le forum de "La royale" m'apprit, par son nom, "le Superbe", que cette maquette était en fait un 74 canons, déjà librement modifiée par le monsieur en question. En effet, il n'offrait déjà plus que 52 emplacements de canons, amménagés. J'ignore ce que, feu, son constructeur, avait en tête, mais il est possible qu'il ait eu l'idée de l'adapter à une autre échelle, auquel cas, le travail que je m'apprétais à faire était déjà initié. Selon les spécialistes de ce forum, il s'agissait d'une maquelle du "Superbe" à l'échelle 1/75ème. La transformer pour en faire un vaisseau adapté à nos figurines 1/56è me semblait réalisable. Evidemment, ils ont poussé des cris d'horreur en voyant ce bateau ainsi dénaturé, criant à la démence du maquettiste irresponsable qui avait ainsi perverti leur loisir sacré. 

    Plusieurs fois reportée pour cause de Covid, la "Mégaventure" de Trelissac (24) devait être l'occasion de sortir ce vaisseau. Le contexte étant la guerre anglo-américaine de 1812, je choisissais le parti français, la plupart des gros vaisseaux des autres joueurs comptant s'aligner côté anglais, sans doute pour la facilité à trouver des figurines d'anglais, pour cette époque. Le principal problême allait être la rareté des figurines de Français pour faire un équipage e cette époque. Il n'existe par exemple, aucune figurine de "marins de haut bord français, de 1812" dans le commerce en 28 mm. Ce choix de nation, allait donc impliquer la réalisation et la modification d'un équipage complet de figurines. J'estimais à 80 figurines l'équipage nécessaire pour peupler harmonieusement ce vaisseau de 54 canons.

Six mois avant la date fatidique du salon, je me lançais ainsi dans le transformation simultanée de la maquette et des figurines composant son équipage, en partant sur la base de figurines de marins anglais, commandés en GB.

  Voici donc les premiers clichés de la bête, 80 cm à la flottaison.


"Le Superbe" à l'achat, après un début de dépoussièrage.


 Première épuration : élimination des bastingages existants, vraiment trop peu réalistes et encombrants.

 

La proue : les deux ridicules petites portes de hobbit nains ont été les premières à sauter (entre les escaliers). Détail de la poussière et des toiles d'araignées.

 

La poupe. Là aussi, le balcon existant ne permetait pas d'insérer des figurines dans la galerie arrière. les fenêtres, grossières, n'étaient pas non plus à mon goût.


Gros travail de dépoussièrage à venir, sans parler des chiures d'arraignées, omniprésentes. Le chateau arrière, avec ses deux rangs de ballustres, me semble passablement étrange.

Début des travaux :

La première étape a consisté à enlever toute la partie sous la flottaison. Mal équipé, ma scie sauteuse ç fait un carnage,la lame, trop courte, ne pouvant atteindre le milieu, il a fallu arracher, plus que découper. 

 

Evidemment, j'ai bousillé toute la partie arrière avec la quille et le gouvernail et il a fallu reconstruire et polystyrène et mastiquer. Beaucoup de temps et d'énergie perdus.


Reconstruction de la partie arrière en polystyrène et enduits.  

Ebauche du socle de mer, avec les vagues.

Enlèvement du deuxième pont, et des sabords.

Pour les sabors, j'ai entrepris de tous les retirer, certains saillaient, d'autres laissaient apparaître des jours autour. Il en manquait aussi. Heureusement mon copain Manu alias "Byblos" a pu m'en fournir 5 supplémentaires, du même modèle.

 

Vue de dessous, je recrée un entrepont le plus bas possible, c'est à dire, juste au dessus des sabords du pont inférieur.

Je bouche tous les sabords inaccessibles avec un carton peint en noir. Percé, chacun pourra accueillir un canon emmanché sur un clou.

Le nouvel entrepont est peint en rouge et mis en place. 

Démolition de la poupe qui ne me plaisait définitvement pas. Ca aurait pu être une erreur car le temps m'a manqué pour la reconstruire correctement.

Evidement de l'arrière pour pouvoir rabaisser le balcon et pouvoir en mettre un nouveau plus conforme aux illustrations d'époques. 

Dessin et peinture des drapeaux susceptibles d'être arborés lors de la prochaine partie située aux USA en 1812. Le drapeau rayé est le drapeau de la marine américaine de cette époque là. Sa devise est "Ne me marche pas dessus".

Découpe et couture des voiles. Elles seront teintées au thé. Pas d'ourlets, j'appliquerai de la colle PVA diluée sur les franges.

Réalisation de la boîte de transport, à l'aide d'un très grand carton fourni par Laurent. 

La boîte prend forme, en une suele pièce, avec une poignée de transport. Dimentions totales : 121 x 81 x 265 mm. Ca fait une putain de grosse valise ! Et elle est lourde avec le bateau dedans !

Pose des premières voiles. J'ai élagué le grément d'un certain nombre de filins qui nuiraient à la jouabilité ou dont j'ignorais la destination.

Déput des séances de maccramé pour faire les noeuds des enfléchures.

Je renforce les noeuds par de la colle à bois dilluée, avant de couper les fils qui dépassent.


Embase pour accueillir les canots. Ils ne seront pas à l'échelle (barques playmobil).

Travail sur les filets de stockage des hamacs. Ca m'a pris beaucoup de temps.

Détail des hamacs, pliés le long du bastingage.

         Je me suis régulièrement posé la question de svoir pourquoi je trouvais que n'avançais pas dans mes travaux sur cette maquette, comencée six mois avant l'échéance de Trelissac, malgré le temps consacré.En fait, plein de petites étapes, insignifiantes en terme de progression de l'ensemble, mais individuelles et répétitives en sont l'explication.  

    Je tenais beaucoup à certains détails qui m'ont bouffés pas mal de journées de travail. Par exemple: nouer toutes les enfléchures des trois étages de matures, et ce pour les trois mâts, de chaque côté. Je n'ai pas compté combien de noeuds cela représentait mais ça m'a pris plusieurs jours pour les faire. On s'améliore rapidement et on parvient à les faire tous dans le même sens, assez vite.

    Un autre détail que je voulais absolument faire apparaître sur mon vaisseau de ligne était les branles, c'est à dire les hamacs stpckés le long du bastingage. Ils contenaient les effets personnels non dangereux des marins et protégeaient de ma mitraille et de la mousquetterie en combat. L'ordre "Branle bas de combat" correspondait à l'ordre de décrocher son hamac, de le plier et de le ranger ainsi. Pour les hamacs, j'ai découpé de petits morceaux de tissus, tientés à plusieurs reprises au thé, pour en faire des plus ou moins vieillis. Le pliage et l'ajustement de chacun d'entre eux a aussi été très très long. Je ne parle pas de la réalisation des filets, collés (c'est à dire se décollant perpétuellement" sur des clous métalliques sur lesquels ils ne tenaient pas. Huit sections à réaliser, coler, peindre laisser sécher, reprendre, recoller... etc. Des heures de joies mais résultat correct. 

    La dépose, l'ajustage, la peinture et le repositionnement des 42 sabords est aussi une étape qui, si l'on considère 10 minutes consacrées à chaque sabords, prends finalement beaucoup de temps.

    Au niveau du grément, j'optais pour l'alléger d'un certain nombre de cordages pour facilite l'accès aux ponts. D'autre part, sans plan, je suis obligé de reconnaître que je ne savais pas où devait aller les uns et les autres, la maquette étant inachevée. L'ajout des enfléchures était indispensable pour moi. Une bobine de coton kaki, trouvée le matin même sur un vide-grenier, m'a permis d'économiser l'achat de nombreux paquets de cordages de modélisme forts coûteux. Son côté brillant a disparu lors de l'ajout de la colle. J'ai du retailler mes voiles, qui quand je les posais, n'allaient pas, du fait de la présence de certains cordages, non considérés à la prise des mesures.

 

Détail du pliage d'un hamac, dans la pince à linge.
Les filets du bastingage et les hamacs, rangés.
Fabrication et peinture des marches des deux échelles de coupée. Détail du grillage métallique des filets du bastingage, coupé dans le biais.

Application du PQ à la colle PVA. Facile à sculpter, il permet de faire de beaux effets de mer.
 

J'emballe la carène dans du film plastique pour ajuster les vagues à la coque, sans la tacher. On peut distinguer les sabords repeints et re-posés, l'échelle de coupée.

Empreinte de la partie immergée de la coque dans la mer.

Travail de peinture sur le socle, avec quelques déferlantes.

Bricolage d'un nouveau balcon pour la galerie de la poupe, fait à la vas-vite, la veille du départ. J'ai utilisé des cures-dents, vendus tels quels, avec leurs moulures.

L'équipage :

     Pour l'équipage, l'essentiel des conversions a consisté à transformer les sabres en cuillères à pots, ces fameux sabres d'abordage français entièrement coqués, au niveau de la garde, l'ajout de cocardes aux bonets et chapeaux, quelques ajouts de fourreaux de sabres, de baudriers, gilets, boutons de manchettes, écharpes à la taille, pistolets à la main ou à la ceinture, plumet. Si je n'ai pas réussi à sortir un seul fusilier d'infanterie de haut bord, au chapeau et à l'uniforme si spécifique, j'ai tout de même réussi à transformer et à peindre 62 marins, ce qui est énorme, pour moi. J'ai eu un vrai plaisir à les peindre, bien conscient de leur hyper spécificité et de leur côté uniques. Malgré le temps qui me manquait je décidait de peindre jusqu'à leurs yeux, ce que je ne fais plus toujours désormais. Je me suis aussi fendu de quelques pantalons ou tenues rayées, pour faire bonne mesure.

    Je les ai délibérément soclés sur de petits socles ronds (rondelle de métal) pour qu'ils puissent se glisser, nombreux, entre les canons, dans les nids-de-pie ou au balcon de la poupe. Tous ont un petit aimant intégré sous le socle, pour pouvoir être transportés sans risque de chute dans des boîtes métalliques. 

L'état-major et quelques hommes, autour du commandant.


L'équipage en tenue d'abordage. Il manque les fusiliers, à créer de toute pièce.

Les canoniers, et le cuistot, au milieu.

 

Bilan : 

     Avec toutes les manifestations des derniers mois, contre la contre-réforme des retraites, auxquelles j'ai consacré 11 demi-journées de temps-libre en manifestations, j'ai fini par prendre beaucoup de retard sur ce chantier. L'arrière du bateau, en particulier, a été fini, le matin même de la manifestation à Trelissac, dans la salle du salon, par la pose des quelques cache-misère que j'avais peints, en route, dans le camion, la veille de notre arrivée.

    Voici donc la grande aventure de la création de ce vaisseau français. Les puristes jureront qu'il ne ressemble à rien, je le sais, mais il fera tout de même bonne figure sur nos tables de jeu, où les rôlistes sont moins regardants. Je n'ai pas eu le temps de le gréer complètement, de disposer les canons et l'équipage "pour voir". Tout cela sera fait et partagé dans un prochain article, racontant les péripéties du vaissau lors de la "Mégaventure de Trelissac".

    C'est la première fois que je n'arrive pas à finir un projet dans les temps (chateau arrière et fusiliers). La faute à Macron et sa réforme scélérate des retraites. Je pense qu'il ne réalise pas qu'il a fait avorter un beau projet de maquettisme, cet irresponsable ! J'ai aussi fait pas mal de conneries pendant la construction bousillant l'arrière sans savoir pleinement comment j'allais reconstruire, une boîte de transport qui ne permettait pas d'accueillir son hôte dans prévoir de démonter ses vergues, le sciage d'une pièce de la mature à la micro-scie à disque, qui a happé quelques filins, arrachent tout, vergues, cordages... etc, un beau massacre.

    Je poursuivrai la réalisation des pièces inachevées de ce projet dans les mois à venir, sans précipitation. C'est la première fois que je sculptais des tenues pour mes figurines, j'apprends encore et j'espère que je pourrais un jour, vous présenter une "infanterie de haut bord 1812", digne de ce nom.

Mon vaisseau de 54 canons au combat. Bricolage arrière pour remettre des fenêtres et un balcon.

 











 



lundi 11 juin 2018

Fabriquer des baquets, bacs et des seaux

Aujourd'hui, bref tutoriel pour vous expliquer comment fabriquer vous même vos baquets et vos seaux.

Voici les étapes pour fabriquer un baquet droit. Mais, j'en ai déjà réalisé un oblique et ovale pour faire une baignoire western.
Pour la découpe des morceaux de balsa je fais une coupe droite, verticale et une voupe dans le biais du bois. J'alterne ainsi leur sens me retrouvant toujours avec une coupe  biseautée à chaque assemblage, épousant mieux la courbure de l'arrondi.
Tout d'abord, choisir votre support. Il donnera la forme et le diamètre de votre baquet.
Je le fiche dans de la pâte à modeler et mets un film plastique autour,
Je colle mes petits bouts de balsa biseautés (simplement coupé en oblique, 1 coupe sur 2)
Je fais coulisser délicatement "l'anneau" de balsas collés de son support.
Puis j'y ajoute le fond. On peu aussi leur coller un opercule de plastique translucide sur le dessus pour simuler de l'eau.
   Un petit coup de papier de verre fin sur l’extérieur du baquet améliore l'arrondi de l'ensemble. quelques bandes de papier serviront de cerclage.

   Pour fabriquer des seaux, c'est un peu plus petit, donc plus délicat. Je suis parti d'une paille plastique pour boire. J'ai découpé des bandes de papier incisées à mi-épaisseur (trait de cutter non appuyé) tous les 2 mm pour faire les facettes et simuler un assemblage en bois et non aussi lisse que le serait un seau en métal.    
   A peu près diamétralement opposé du futur seau, j'ai laissé 2 "sections" plus longues pour y percer un trou et passer l'anse.
   Le perçage de ces trous était impossible avec un forêt d'1/3 de mm. Malgré le petit diamètre de celui-ci, le perçage déchirait le papier, trop fin et trop étroit pour supporter ce traitement. Je me suis alors dit: "Je vais faire fonctionner mon intelligence" => Réussite critique => J'ai percé au feu. C'est à dire, avec une aiguille chauffée au rouge sur une bougie. Trous impeccables, dans lesquels j'ai pu faire passer mes petites tiges de fil de fer.

La bande de papier, incisée tous les 2 mm est enroulée/collée sur la section de la paille.
Pour découper facilement la paille (orange) sans la déformer. Je l'ai enfilée sur une baquette ronde avant de faire des rondelles au cutter.

L'industrie du seau artisanal. Les fonds sont des bouts de cartons découpés à l'aide d'une perforeuse.
Et voilà le travail ! Des bacs de lutte contre l'incendie, pleins d'eau, valables pour le Japon médiéval (mais pas que).

L'eau est faite d'un disque de plastique, découpé dans un couvercle d'un pot de crème fraîche.
  
Je crois que c'est une conception originale. Je suis content de la partager avec vous.

jeudi 1 novembre 2012

Les aventures de Borgnefesse - Les 24H du jeu de Theix (56)

Les 24h du jeu de Theix ont été l'occasion de jouer sur tout un week-end. Avec la mort de mon précédent personnage, j'ai endossé le rôle d'un pirate, le dénommé "Borgnefesse" (un boulet de canon l'ayant, suite à un ricochet malheureux, grévé l’essentiel de la fesse gauche. Je précise qu'il s'agissait d'un ricochet car jamais ne vit-on Borgnefesse, tourner le dos à un adversaire).
Nous pouvions circuler et passer de l'une à l'autre des quatre tables distinctes dont nous disposions au bout "d'un certain temps" (temps aléatoire qui permettait aux joueurs déjà présent sur la table d'anticiper).
Une grande table de mer, séparait les deux pôles du jeu (Tortuga et Saint Augustine). La côte sauvage de Floride était aussi représentée avec une plantation dans l'arrière pays.

Le Capitaine "Borgnefesse", et "Pulverin", son second, sur le pont du "Requin".  Borgnefesse sera légèrement blessé au pied au cour du second abordage.
Les règles utilisées ont été PMET (Per Mare et terras) pour les combats maritimes et "Argad" pour les combats terrestres et les abordages.
Le "Requin" au mouillage. Endommagé par une tempête, il a du faire réparer et recruter plus d'hommes. 
Le capitaine Pudubec se présente au commissaire au matériels pour acheter les espars manquants. 
Approche sous pavillon espagnol d'un marchand espagnol.
Le "Requin" hisse la pavillon noir. Mieux armé, avec plus d'hommes, le marchand se rendra aussitôt.
Avec son équipage de prise, le marchand espagnol fait route vers la Tortue. Borgnefesse redoutait que Lostebraz  ne s'en empare pour son propre compte.
Le "Requin" longe alors les côtes espagnole. Borgnefesse fait jeter les marins espagnols à la mer, croyant leur permettre de sauver leur peau (du moins,  pour ceux qui savent nager).
Mais là, mauvaise surprise! La côte sauvage est peuplée de... sauvages!
Arrivé à bon port, à la tortue, le vaisseau est déchargé de sa cargaison de rhum et vendu à la couronne française. L'équipage de prise achètera un tout petit bateau pour aller explorer une île avec un vieux fort abandonné. 
Revenant des côtes de Floride, Borgnefesse tombe sur un spectacle peu banal. Un brick espagnol recueille des naufragés.
Alors que l'espagnol lève l'ancre, Borgnefesse fonce. Il a reconnu le capitaine Red et "La grenouille", il faut qu'il les récupère. Il hisse alors le pavillon britannique.
Sous le nom de O'Sullivan, il somme l'Espagnol de lui remettre les deux pirates. L'Espagnol, ne sachant même pas qui étaient les deux rescapés, flaire le bon coup et refuse de les livrer.
Borgnefesse menace: "Si vous ne nous livrez pas ces deux sujets britanniques recherchés, vous vous rendez complice de pirates et donc serez  pirates vous même!L'espagnol qui commence à prendre le vent, éperonne, à très faible vitesse, le sloop.
Le combat entre "la requin et son adversaire espagnol a eu lieu dans des conditions réellement extraordinaires pour le pirate Borgnefesse. Indépendamment de ses tentatives de manipulation, il fond à pleine vitesse sur l'Espagnol qui lève l'ancre et se trouve dans l'incapacité de manœuvrer. Mieux encore, les gréements des deux navires s’emmêlent dans la position la pire qu'on puisse imaginer pour l'Espagnol, le pirate lui barrant littéralement le "T". Ainsi, le "Requin" délivrera deux bordées de mitraille, en enfilade, balayant tout le pont de son adversaire et lui causant deux fois 5 pertes parmi son équipage déjà inférieur en nombre (22 contre 20 hommes au début de l'engagement).
L'espagnom essayera bien de se dégager mais le pirate, perfide, continuera à lancer grappins sur grappins pour maintenir son ennemi dans cette position, si désavantageuse.
Du haut de la mature, dans la hune, deux moucheurs harcèleront en plus, les hommes affectés au travaux de "désenmêlage".
Les deux navires sont emmêlés. Ils se tirent dessus à bout portant. Le "Requin délivre ses bordées de mitraille en enfilade tandis que l'Espagnol riposte de plus en plus faiblement.
Pire, les deux naufragés recueillis par l'Espagnol, ne voulant pas être livrés à Borgnefesse, résisteront à l'espagnol et contribueront à mobiliser et désorganiser l'équipage espagnol déjà bien affaibli.

Tandis que du Requin, la mitraille pleut sur le pont. Les deux hôtes de l'Espagnol se révoltent et combattent maintenant pour empêcher leur remise aux faux anglais, en qui ils ont reconnu Borgnefesse.
Après la deuxième bordée de mitraille, l'espagnol a enfin réussi à libérer son navire. Les pirates montent à l'assaut toujours couverts par les moucheurs, qui, depuis la mature, harcèlent l'ennemi.
Le combat pour le château avant. De plus en plus de pirates arrivent à passer. Le capitaine Borgnefesse, blessé au pied est évacué, inconscient.
Le capitaine espagnol, tente de sauver sa peau et réussit à se désengager. Peine perdue! Abandonné aux assaillants, le gaillard d'avant voit s'aligner les tromblons. Le tir dévaste littéralement le pont. Les derniers espagnols sont tués ou blessés. Le Capitaine lui-même, sera touché deux fois au ventre. 
Ne voulant pas laisser de traces de son forfait, Borgnefesse le fera jeter par dessus bord.
Pour Borgnefesse, c'est une belle prise. Au total, il n'a perdu que 5 hommes dans l'affrontement. S'il est lui même blessé au pied, il s'en sortira sans séquelles grâce aux soins du chirurgien de Tortuga. Il vendra le navire et son contenu au Gouverneur "De Toulvarère".
Fort de ce nouveau vaisseau, et d'une embuscade dans laquelle serait tombé Lostbraz, ils n'ont guère de peine à convaincre De Toulvarère à mener une action de représailles contre la Floride.
Il est ainsi prévu que les quatre vaisseau français débarqueront un fort parti de soldats sur la plage et pendant qu'ils iront, par la terre, attaquer le fort San Marco, Lostbraz et Pudubec (Alias Borgnefesse) attaqueront par la mer.

Lostbraz et Borgnefesse ont dument obtenu du gouverneur de Tortuga une lettre de marque pour opérer ainsi au nom du roi de France. Pour, Borgnefesse, c'est du pain béni. N'ayant eu mal à partir qu'avec des Espagnols, il espère que ses forfaits passeront inaperçu dans ce contexte de guerre ouverte.


La flottille française vogue vers la Floride. Lostebraz et Borgnefesse on réussi à convaincre le gouverneur de Tortuga de la duplicité de l'Espagnol. Les troupes de marines sont réparties sur chacun des navires.
La flottille mouille bientôt devant la colonie espagnole.
Aussitôt, les troupes commencent le débarquement. Ici, on transfère un canon sur un radeau de fortune.
Radeau qui est en suite halé vers la plage.
Les troupes se regroupent avant de progresser  vers la riche plantation.
Elles sont équipées d'échelles pour investir le fort de Saint Augustin par la terre, son côté le moins défendu.
Incapable d'être déplacé dans le sable, un canot transportera le canon et le matériel.
La colonne française progresse lentement. Des cavaliers ennemis ont été signalés.
Les sauvages se feront discret mais il faudra lutter pied à pied pour investir la plantation.

Alors que les français approchent de Saint Augustine, trois vaisseaux espagnols viennent à leur rencontre.Avec 60 à 70 hommes à bord, ces trois équipages auraient pu faire échouer la prise de la ville. Il convient donc de livrer bataille et de les retenir la plus longtemps possible.

Lostebraz et Borgnefesse convergent alors le fort San Marco. Ils doivent en occuper la garnison  pendant que les Français attaqueront par la terre.
Les Français ont, sans succès, tenté de se faire passer pour Espagnol.  Le combat s'engage.
Le "Requin, plus rapide, tentera de franchir les rangs espagnols tandis que Lostbraz livrera un combat de retardement pour empêcher les espagnols de le poursuivre.Malgré une avarie de drisse, "Le Requin" passera au travers des espagnols grâce à un boulet heureux qui arrachera le gouvernail de son plus proche ennemi, anéantissant du même coup toute velléité de poursuite.

Le "Requin" prendra plusieurs coups dans la mâture.  Une drisse sera même sectionnée, empêchant tout changement de voilure.il fuira pourtant le combat, toutes voiles dehors pour rallier Saint-Augustin.
"Le Requin" arrive à Saint Augustine. La garnison du fort est occupée côté terre, par l'arrivée des français. Seul un canon est en initialement en mesure de riposter au navire. Borgnefesse, fera un bel arc de cercle en diminuant progressivement sa vitesse pour se mettre face au vent et mouiller l'ancre. Pour pouvoir répliquer au fort, il lui faudra pourtant faire pivoter son arrière.
Il fait débarquer promptement son équipage qui halera bientôt le sloop par son arrière.
"Le Requin" tire enfin, alors que les marins se précipitent pour piller la ville.

"Le Requin jette l'ancre dans la rade de Saint Augustin. Un canot hale son cul pour le faire pivoter.
Tous ses cannoniers à tribord, "Le Requin est bientôt en mesure de riposter au fort.
Les troupes françaises au prise avec des hordes de miliciens noirs dans la ville. Chaque maison en accueillait un bon parti.
La riposte, depuis le fort San Marco.  Les canonniers espagnols payeront un lourd tribu face aux bordées des deux Français.
Ils investissent bientôt les bâtiments, les vident et y mettent le feu.
Ils sont bientôt rejoints par Losetbraz qui a, lui aussi, réussi à semer les navires espagnols.
Le canon français aura finalement son utilité face aux milices retranchées dans certaines maisons,  puis, face au fort.
L'assaut de la ville se poursuivra. Les bordées de canons des navires décimant progressivement les canonniers espagnols, le Gouverneur Don Lopez, préfèrera la reddition.
Les fusiliers français arrivaient juste au pied des remparts avec leurs échelles.

La petite équipe reléguée à l'exploration de l'île abandonnée débarque maladroitement quelques canons.
Une petite parenthèse pour relater ce petit incident lors de l'invasion de l'île déserte. Ces abrutis de marins ont laissé échapper l'un des canons, qu'il a fallu repêcher. C'est la découverte de corps espagnols sur cette île qui devait renseigner sur l'emplacement de l'épave du galion espagnol qui avait coulé dans la tempête.

A l'issu de la partie, "Pudubec-Borgnefesse" avait fait deux prises, vendues pour 17000 livres, investi une île qu'il avait bastionnée pour s'en faire un repaire, récupéré le Capitaine Red et "La Grenouille" qui lui avaient révélé l'emplacement de leur trésor moyennant 50% de la valeur de celui-ci. Il avait retrouvé "Thomas Pills" a qui il devait aussi pouvoir faire révéler l'emplacement dun autre trésor.
Quand à l'emplacement du galion espagnol coulé, il fallait emmener un pilote sur place pour qu'il détermine les courants dominants et puisse faire une estimation de l'emplacement de l'épave. Ayant investi et fortifié l'île; Borgnefesse estimait avoir un avantage certain dans la course aux recherches, si un concurrent venait à la lui disputer.

La règle PMET tourne bien maintenant, la plupart des améliorations proposées ayant été intégrées. La table de canonnade et de "critiques" manque encore un peu de piment et reste mal-pratique mais je ne désespère pas de parvenir à la faire modifier aussi.
Les combats à terre et d'abordage sont parfois un peu longuets avec "Argad" et voient souvent une égalité globale des pertes se dégager tant qu'un parti n'est pas plus nombreux que l'autre.
Le temps nous a un peu manqué pour vraiment procéder à l'assaut de la citadelle (le premier que nous aurions réussi à mener à bien).