lundi 1 novembre 2021

Pourparlers, pourparlers... Pour faire parler, rien ne vaut du bon vin du Bas-Poitou ! (Compte rendu de partie Argad - HYW)

 C'est hier, à l'occasion du second festival "Tourc'h de jeu" à Tourc'h (29) que nous avons pu jouer la suite de nos aventures "Guerre de succession de Bretagne", au début de la guerre de cent ans. Le scénario avait été écrit par Patrice (aussi auteur de la régle). Nous y avons retrouvé Ehouarn, Marianne et Jean-Jacques. 

Merci aux organisateurs, pour leur gentillesse, leur générosité et leur bonne humeur. De belles rencontres, des personnes sympathiques et intéressées qu'il me tarde déjà de revoir. (J'habite à 35 km de Tourc'h)

Dans cette partie, j'incarne à nouveau"le bastard de Quimerc'h " un petit noble de Bretagne, qui essaye de se faire un nom par la voie des armes. Il aspire à devenir chevalier banneret, posséder son propre domaine et être reconnu sous son véritable nom "Pierre Touhhoat de Quimerc'h" plutôt que sous le surnom peu louangeur, de "Bastard de Quimerc'h", ce qu'il est néanmoins. Il est né de l'union du seigneur de Quimerc'h avec une paysanne de Kerlagadic. 

Fort de plusieurs faits d'armes: Un tournoi gagné sous les murs d'Ancenis, la capture et la remise contre rançon de Guillo Clerc 1000 Livres, les 6000 livres correspondant à la moitié de la rançon du sire Guesclin, habilement détournée avant l'échange, La capture du donjon de Coët Kodu, Il a aussi été blessé plusieurs fois et a manqué trépasser. Capable d'initiatives fructueuses, non dénué de courage et maintenant riche, le "bastard" commence à être connu et reconnu pour sa valeur. 

Rappel historique et contexte:

Dans la guerre fratricide qui oppose les bretons partisans du conte de Blois (les blésistes) et ceux de Monfort, Duc de Bretagne (les monfortistes), pour la revendication du duché de Bretagne, le bâtard, a rapidement choisi le parti anglais, soutien du Duc de Monfort. Il a déjà bénéficié d'un financement et de renforts anglois. 

Sa troupe est composée de routiers (comprendre: mercenaires) bretons, français et anglais. Il est toujours accompagné de son fidèle ami Raoul de Tour. Ce dernier avait été battu par lui au tournois d'Ancenis, et faute de pouvoir lui payer la rançon due, s'était placé sous ses ordres. Ils sont inséparables depuis. 

Cette fois-ci, le bâtard décidé d'accompagner le sire Auffret du Cosquer (alias Ehouarn) de Brest au petit port de Keranster (Près de Concarneau). Auffret y accompagne un chevalier anglais. Le bâtard n'est pas au courant de la raison de cette mission mais il a reçu un message secret venant de Normandie, émanant du Roi de Navarre. Toutes les aides sont les bienvenues et le bâtard saisira toute opportunité pour côtoyer  les grands et assoir ses positions. 

Bref, le voyage de Brest à Keranster se fait par bateau. A l'arrivée, pourtant d'autres nefs convergent vers le port. Tout le monde est sur ses gardes. L'un des navires semble pourtant prendre en chasse la coggue bretonne. (Si vous voulez: Fabriquer des coggues).

Prévoyant, Pierre Toulhoat a fait se rassembler ses hommes à proximité de Keranster. Sous le commandement de Raoul de Tour, son fidèle second, ils campent un peu au delà de la tour, au cas où.  Dans le bourg, un homme à lui, attend son arrivée depuis plusieurs jours pour l'informer de la position exacte de son ost. C'était sans doute une bonne idée de rallier ses hommes à proximité, car à l'approche de le côte, on peut distinguer des soldats franco-bretons dans la campagne.

La nef bretonne avec Cosquer, Quimer'ch et le chevalier anglais, vogue vers Keranster.

La nef bretonne semble prise en chasse, tandis qu'un troisième navire se profile à l'horizon.


Le port et le village de Keranster à marrée basse. 

Sans savoir qui est qui, les trois navires convergent vers le port vent arrière. 

La marrée montante submerge bientôt les bancs de sable et le port devient accessible. En signe de paix, la deuxième nef a dégagé son gaillard d'avant alors que les bretons ont massés leurs tireurs sur leur château arrière. 

Les trois navires s'ancrent finalement dans le port sans heurts et leurs équipages vaquent à leurs affaires.

Le troisième vaisseau semble être commandé par un marchand français. Il décharge force fûts de vin du Bas-Poitou. Il est cependant escorté par un noble et un valet. Tous se dirigent vers le village pour réserver les meilleures chambres. En signe de bonne foi et pour faire bonne chaire, le Français fait percer un tonnelet de vin. 

Dans le village l'activité bat son plein. Marianne loge les hôtes de marque dans les auberges à mesure de leurs arrivées. 

Alors que qu'Auffret du Cosquer accompagne le chevalier anglais dans le bourg, Pierre reçoit le messager de Navarre qu'il a pu identifier sur le second navire arborant le pavillon du roi de Navarre. 
Le chevalier Jean de Briquebec venu d'Evreux, est l'émissaire du roi de Navarre. Il informe discrètement Pierre que Français et Anglais sont sur le point de faire la paix. Voulant défendre ses intérêts, la Navarre ne tient en aucun cas à voir la France dégagée de ce conflit, aussi, se dit elle prête à récompenser Pierre s'il parvenait à faire échouer les négociations. La notoriété du bâtard de Quimerc'h commence à s'étendre aux marches du royaume de Navarre. 
    Ainsi donc,  le chevalier anglais serait venu ici pour rencontrer un émissaire français en vue d'organiser la future rencontre des seigneurs qui discuteront de la paix. Cela pourrait expliquer la présence simultanée dans ce hameau, de visiteurs français. 
    Le soir à l'auberge, tout le monde fait bombance. Pierre fait boire abondamment le chevalier anglais. Quand il est fin ivre, il parvient à lui soutirer des informations. Les anglais sont exsangues et las de la guerre aussi, cherchent-ils à négocier la paix avec la France. Il est ici pour nouer contact et organiser la rencontre d'émissaires plus importants. Il va de soit que pour quelqu'un comme Quimerc'h, la paix serait la pire des choses. Il n' y a que par la guerre qu'il pourra se faire un nom et obtenir un titre. 
    Pierre a une discussion privée avec son compagnon d'arme habituel, Auffret. Ce dernier lui confirme  la véritable raison de la présence du chevalier anglais ici : Amorcer des discussions de paix entre France et Angleterre. Pierre essaye de le convaincre que la guerre n'est pas bonne pour leurs affaires personnelles. Il aurait bien aimé qu'Auffret se joigne à lui pour faire échouer la rencontre mais celui-ci semble bien décider à mener sa mission à bien. Inutile de l'inquiéter davantage et de le braquer contre lui, Pierre change habilement de sujet de discussion. Il va donc lui falloir agir dans l'ombre et hélas, à l'insu de son compagnon d'arme. Pierre comprend qu'Auffret a aussi disposé ses troupes à proximité. L'interpellation d'un cavalier anglais lui a permis de comprendre qu'ils étaient sans doute stationnés près de la pointe. 

Dans la soirée, les deux messagers se rencontrent dans la taverne. Le marchand français est bien accompagné par un noble, et il est bien le messager que le roi de France a dépêché là, pour l'organisation de la suite des négociations. Son premier échange, avec un chevalier anglais fin ivre, le contrarie beaucoup. Vive le vin du Poitou ! 

    Pour la nuit, Auffret est bien décidé à protéger le chevalier anglais. Il partage même la chambre avec lui au prétexte qu'il est bourré. 
    Pierre doit pourtant agir... il envoie son espion prévenir ses hommes de bouger pendant la nuit afin de se mettre en embuscade dans le premier champ bordant le port. Il surprendront l'émissaire français quand il rembarquera et le tueront. Arborant des livrées anglaises, une telle duplicité, quand elle viendra à se savoir, torpillera évidemment tout pourparlers de paix. Il fait aussi louer la première nef. Celle qui les avait amenés. 

    Pierre décide enfin de faire surveiller l'auberge où réside le chevalier français par son sergent afin de conforter Auffret de sa bonne volonté dans la menée de sa mission. Rapidement repéré, celui-ci est rejoint par le sergent français. Convaincus qu'ils montent la garde pour les même raisons, en l'occurrence, garantir la sécurité du messager français, ils rentrent finalement dans l'auberge pour y être plus confortablement installés que dehors. Grand bien leur en a pris ! 

    Dans le nuit, vers les trois heures du matin, des cris leur parviennent de l'étage. Une intrusion dans la chambre de l'émissaire français ! Un homme ayant escaladé une échelle est entré par une fenêtre et a assassiné le français. L'assassin est véloce et leurs lourds équipements empêchent les deux sergents de le rattraper. Son sergent part réveiller Pierre, puis lui-même va réveiller Auffret. Quand au marchand, français, furieux, il s'enfuit par la campagne. 

L'assassin s'enfuit, poursuivi par le sergent français. Il le distance cependant facilement. 

    Le marchand français, fuyant vers la côte pendant la nuit manque de tomber sur les troupes de Pierre qui migrent vers le port. Quelques échanges de paroles dans le noir et le bruit d'une troupe en marche, renseignent suffisamment le Français pour qu'il s'éloigne. au petit matin tout le bourg est en émoi. Une forte troupe blésiste investi le village par le Sud-Ouest tandis qu'un parti monfortiste arrive pas le Nord. 

L'ost d'Auffret du Cosquer arrive de la pointe par le nord. 

Au premier plan, Pierre interpelle le héraut français sur la raison de leur présence ici. 

    Pierre essaye d'attirer les français vers lui. Derrière la haie du champ sont dissimulées ses troupes. Ils voulaient intercepter les français à leur retour au bateau, mais ceux-ci ont rallié un très fort parti blésite dans la campagne. Les lourds murs de pavois, chers aux français en font des adversaires difficile à toucher. Pierre interpelle le héraut français pour essayer de l'attirer vers lui et ses tireurs embusqués. Les blésistes affirment vouloir occuper la route qui traverse Keranster et le village en représailles du meurtre de l'émissaire français. Il n'en faut pas plus pour qu'Auffret voit rouge et décide de livrer bataille. Au fond de lui, Pierre se réjouit, les voilà à nouveau réunis autour du même objectif: Livrer bataille et relancer la guerre.
Alors que la population civile fuit, Auffret réquisitionne la monture de mon espion, au centre du village.

    Les Français sont nombreux, avec beaucoup de chevaliers et des murs de pavois. Le premier mouvement des chevaliers se fait vers la tour. Celle-ci est gardée par un misérable chevalier monfortiste timoré et alcoolique. Auffret s'informe auprès de Pierre sur l'allégeance de celui-ci afin d'essayer de le rallier à notre cause. Faisant preuve d'un courage qui lui est peu habituel, il réquisitionne un cheval afin de se rendre en personne sur place afin d'essayer de le convaincre de s'engager contre l'envahisseur. 

La première salve des tireurs embusqués cueille les français à l'improviste. Un homme est tué. 

    Les Blésistes se déploient dans la plaine et aux abords du village. Ils dressent leurs murs de pavois pour se prémunir des tirs pendant qu'Auffret fonce vers la tour. 

La population fuit les combats par l'Est. 


Les troupes de Pierre sont désormais visibles les tirs ricochent sur le mur de bouclier. 

Au centre à gauche, Auffret du Cosquer, sur sa monture de réquisition atteint la tour. 

Il parvient à convaincre le seigneur du lieu d'intervenir. Quelques tirs portent et une pierre écrase un des envahisseur.


    Auffret a atteint la tour. Il insiste, se disant mandaté par le Duc de Monfort lui-même pour qu'il intervienne. Il lui fait miroiter une rente à vie, avec laquelle il pourra largement subvenir à ses besoins (en alcool, notamment). Mollement d'abord pour plus efficacement ensuite le chevalier affronte les quelques assaillants de la tour. Quelques carreaux bien ajustés et une grosse pierre envoient quelques attaquants en enfer. 
    A l'Ouest, les tireurs réunis de Pierre et Auffret, contraignent le français à reculer. Les archers sortent du couvert pour rester à portée de l'ennemi. La chevalerie française ne va pas tarder en entrer en action. 
    Dans le port, le bateau normand (du roi de Navarre) est parti. Pierre comprend que ce sont eux qui ont réussi à faire assassiner le messager français dans la nuit. Il avait bien vu qu'ils négociaient avec un homme particulièrement louche la veille. Il craint désormais de voir la récompense lui échapper, n'étant finalement pas le responsable de l'échec de la négociation. 


Dans le village les troupes blésistes tiennent mais à l'Ouest, elles reculent pour se prémunir des tirs. 
Les tireurs monfortistes s'alignent derrière le talus. Ils harcèlent l'ennemi de leurs traits. 

Pierre a ordonné à quelques uns de ses hommes de transporter précautionneusement les ruches à bord du bateau qu'il a loué. 

Sous les murs un combat de chevaliers s'engage. Un dernier trait, parti du rempart, viendra encore en achever un avant la mêlée.  

        La nef française a, à son tour, mis les voiles, elle gênait la cavalerie de Pierre qui voulait déborder les blésistes par la dextre. Pierre réquisitionnant quelques paysans et détachant quelques hommes a fait précautionneusement transborder les ruches à bord du navire qu'il a loué. Il sait l'avantage que cela pourrait donner, si elles étaient lancées sur le pont d'un navire avant un abordage. Le navire français longeant maintenant la côte, il est vraisemblable qu'il va essayer de rester en contact avec les français à terre. Sitôt les ruches chargées, la nef bretonne appareille à son tour. 




A la droite des archers un combat de cavaliers s'engage, à priori défavorable à Pierre.

Pourtant en infériorité qualitative, les troupes de Pierre soutiennent le choc initial, puis encerclent leurs adversaires.

    Les tireurs sont sortis du couvert et pressent les pavoisiers français. A l'extrême droite, le choc des chevalerie ennemies se produit. Avec 2 chevaliers et deux sergents montés contre quatre chevaliers, le combat s'annonce défavorable, Le renfort des piétons permettra-t-il de compenser si Pierre survit au premier tour? Raoul tue son vis-à-vis, un des sergent monté en embroché. Le second tour se fera a l'épée. L'avantage revient à Quimerc'h. Ses vougiers font le nombre et encerclent les chevaliers désormais arrêtés. Le second tout voit mettre 2 blésistes hors combat. Le dernier s'enfuit et est rattrapé et tué. La nef française qui longe la côte décoche quelques carreaux d'arbalète sur les cavaliers de Pierre sans succès. 


Les Monfortistes passent à l'assaut. Les tirs de harcèlement se font plus précis, éliminant 2 pavoisiers. 


La nef bretonne appareille avec les ruches. Le dernier acte va bientôt se jouer. 



Remontant au vent, le bateau blésiste vient à la rencontre du monfortiste. Les flèches volent.

Deux occupants du gaillard d'avant sont tués, puis deux sur le pont. Les ruches sont lancées par dessus bord. 
Le dernier acte se joue sur mer, alors que les Français reculent à terre. Pierre se doute qu'ils vont vouloir réembarquer. Son navire file vers la nef française. Etonnamment, elle vient à sa rencontre, remontant au vent. Un duel de tireurs s'engage. Arbalétriers contre archers. Les archers jouissent d'une chance insolente. Le premier tire élimine les deux arbalétriers du château avant. Le deuxième élimine deux occupants du pont. Le troisième élimine deux occupants du château arrière. Les ruches sont lancées sur la gaillard d'arrière, faisant fuir le capitaine. Le bateau est capturé avec sa cargaison. Il s'agit de la première prise maritime de Pierre Toulhoat, bastard de Quimerc'h. 

    De son côté, Auffret du Cosquer a capturé un chevalier français qu'il compte rançonner. L'armée Franco-blésiste est en retraite, sans possibilité de fuir ou de se ravitailler par mer. 
    Les Navarrais qui ont assisté au début de la bataille depuis la mer, sont enchantés et ont fait savoir à Pierre qu'il aurait sa récompense. La paix n'est pas près d'être signée entre les deux grands protagonistes. En Bretagne, par contre, Charles de Blois, vient encore de se prendre une belle rouste. 

    Ce coup-ci, c'est sûr, Pierre va se faire construire un manoir. 

Une bien belle partie, servie par beaucoup de chance de notre côté, alors que Jean-Jacques, n'en a eu aucune. Les pertes sont de l'ordre de 20 contre 1. Jean-Jacques nous a en plus fait défaut avant la fin de l'aventure, trop fatigué pour poursuivre. Patrice à pris sa suite.
    Merci à tous pour cette superbe partie, décors, figurines, scénario et conne humeur au rendez-vous. Merci aux organisateur pour l'organisation sans faille de ce festival de jeux. J'ai rencontré de charmants hôtes que j'ai hâte de revoir. Ils ont manifesté beaucoup d'intérêt pour notre activité et pour ma part, j'aimerai bien me retrouver à une de leur table de jeu de rôle. Longue vie à "Tourc'h de jeu" ! 

mercredi 1 avril 2020

Les dragons de Murat sauvent la journée (Compte-rendu de partie Volley&Bayonets)

Le week-end dernier, confinement oblige, je me suis fait un petit plaisir. Une belle partie de "Volley&Bayonets" 1er Empire.
Le scénario (fictif) se déroulait en 1805 aux portes de l'Autriche. Une invasion française devait capturer 3 villes situées sur la route d'Ulm.
Si l'Autrichien avait pu déployer toute son armée, le Français a du attendre l'arrivée de son aile droite, un aile composée exclusivement de cavalerie sous 
les ordres de Murat (un petit plaisir perso).
L'aile gauche autrichienne. Deux divisions de cavalerie et deux batteries à cheval.
L'aile droite autrichienne: 1 brigade d'infanterie avec artillerie.
 L'autrichien se précipite pour occuper les villes. Après, il sera trop tard.
Le Français avance à son tour, puis le front se fige. Tant que les renforts n'arriveront pas sur la droite, le Français est coincé, face à un adversaire, qui s'il est en ordre mince, est tout de même bien installé et bien soutenu par son artillerie.

Passant les ponts et le cour d'eau l'avance française est plus lente.
Appuyé sur les villes, l'Autrichien forme maintenant une ligne de défense continue.
Le front se fige. Le Français est contraint d'attendre l'arrivée de la cavalerie de Murat sur son aile.

Le maréchal Murat entre avec une première division de cavalerie lourde (cuirassiers et carabiniers).
Les renforts arrivent enfin. Murat débarque à la tête de son corps de cavalerie. 3 brigades de cavalerie lourde et moyenne (1 division de cuirassiers et 2 divisions de dragons).
En face, même si elle aura le temps de volter, la cavalerie, en ordre mince, ne devrait pas faire le poids.

Le sauveur de la journée charge en tête.
 L'arrivée des dragons va modifier tout l'équilibre de la bataille. Alternant ruées et souffle, ils écraseront tout ce qui se présentera devant eux.

L'ennemi fait front mais voici que les dragons entrent.
Les cuirassiers français sont rattrapés et piétinés, les dragons lancent leurs jets de flammes dévastateurs.Les caissons d'artillerie explosent, pulvérisant les servants.
Les canons balayés, c'est bientôt tout le corps autrichien qui est en fuite.
Les régiments français assistent médusés au massacre des troupes autrichiennes.
 La ville est en feu ! Les dragons l'ont emporté, balayant tout sur leur passage.

Personne n'affirmera jamais que le confinement rend malin. Mais quand on est seul, qu'on est le 1er Avril... on a des excuses. J'espère que cette surprise vous aura amusés. Pour retrouver mes anciennes blagues du 1er Avril, cliquez sur le libellé ci-dessous.

N'empêche, qu'en vrai..., j'aimerais bien avoir un adversaire et être confiné deux mois avec lui.
Prenez soin de vous. Nicolas

Murat's dragons save the day (A Volley & Bayonets AAR)

Todays battle opposed a french avant garde against austrians in 1805.
The french had to take 3 towns entering Austria.
Firts outnumbered, the French receivent reinforcements on the right flank, A full division of Murat's heavy cavalry (cuirassiers, carabiniers and dragons).

Austian's right flank. Infantry and a firt objective town occupied.


Austian's left flank :  2 divisions of cavalry in thin order.
Frech entering. They had to cross the brifges or the river.
Austians occupie a second town.
Both armies stay quiet. The french is awaiting for his reinforcements to move again.
Murat's entering at the head of a heavy cavalry division (cuirassiers and carabiniers)
He will soon be folowed by the dragons.


 Then the dragons entered the field, crushing and roastering all. Allies and ennemies.

4 dragons units followed the heavy cavalry.
The french cuirassiers were immediately caught then, the austrian cavalry.
All the corps collapse and flee under the giant attack.
French infantery dare not even a single move. Austrian troops are crushed. The town is set on fire. 

 Containment is a hard thing when you are alone at home. Especialy on a first of April. A hope you enjoyed my joke. See you on a next year.
Take care of yourself and see you soon. Nicolas

vendredi 21 février 2020

La fabrication d'un château japonais fictif.

 Beaucoup d'entre vous m'ont demandé qui produisait ce château. En fait, il est entièrement fait à la main, avec du matériel de récupération. Il m'a fallu plus de 6 mois pour le réaliser. C'est un château fictif, seulement inspiré de modèles existants. On pourrait considérer que c'est un hirayamajiro, puisqu'il mêle exploitation de reliefs et enceintes successives.
Mon château, fini.
Étapes de la construction:

Structure et soubassements. Une plateforme, sous le donjon accueillera le sous-sol.
Le fruit si caractéristique des bases en pierres des châteaux japonais a déjà sa forme.
Je le recouvre de carton souple afin de pouvoir y coller le parement en polystyrène.
Le parement en polystyrène violet est incisé est collé en épousant au mieux la courbe des remparts.
Le travail de sculpture commence. Assemblage cyclopéen anti-sismique.
Soubassement de la poterne et escalier de pierre.
Les quatre portes doubles des enceintes successives.
Détail de la première poterne. Les clous sont toujours faits de plastique étiré.
Premier travail de peinture des parties de pierres.
Le résultat est déjà évocateur.
Les superstructures vont pouvoir prendre forme.
Détail de la poterne et des portes successives qui jalonneront le parcours jusqu'au donjon.

Bâtonnets de glace pour fabriquer les échelles de meunier qui relieront les étages.
Incisions à mi-bois pour y placer les marches.
Les marches sont en balsa.
La grille du cachot est réalisée en allumettes coupées à mi-bois.
Le fond de la cave sera mis en place au dernier moment. En haut, détail du cylindre dans lequel coulissera le cachot.

 

La haute-cour et les futurs logements des soldats.

Placement du premier élément de mur.

Mise en place du toit de la poterne.

Détail des défenses de l'entrée.

Détail des défenses de la deuxième porte.

Les tuiles sont en carton ondulé fin.
 Les murs des palissades sont en carton-plume. Les meurtrières ont été évidées au cuter. Les deux faces ont été recouverte de papier-peint gaufré, ce qui m'a évité de faire, à chaque fois, des enduits pour imiter le crépi.
J'ai fait les salissures à mesure, avant montage, pour plus de facilité.

Une petite passerelle bombée et amovible mène à la troisième porte.

Détail des intérieurs des étages. Les fenêtre sont faites en balsa. J'ai peint des feuilles de papier pour les intérieurs en bois.
Les toits de tuiles, concaves, seront la partie la plus délicate de la construction.
D'autant que les angles en sont relevés. J'ai évidé la trémie de l'escalier dans la sol de l'étage.
Détail d'un angle du toit. Une pièce de carton viendra se glisser entre les deux couples.
La sommet de la tour sera aussi l'architecture la plus complexes que j'aurai réalisée à ce jour.
Cet étage ne sera pas accessible aux figurines. Trop exigu et compliqué à mettre en œuvre.
Toujours le même principe. Du carton de récupération, servant aussi de gabarit, sous les tuiles.
Les pièces de carton qui formeront les angles des toits en pagode.
Détail des supports des tuiles en débord.

Le carton ondulé a été strié au cutter pour simuler les tuiles et lui permettre d'épouser la forme en creux du toit.
Pour la rambarde du balcon, une structure de carton accueillera le balsa, trop fragile pour être utilisé seul.

Des épingles serviront à faire les boules sur les poteaux d'angle du balcon.

Positionnement des poutres de soutènement de la plateforme du balcon.

Il ne manque plus que le toit au dessus du balcon. Il sera amovible pour que nous puissions glisser des figurines derrière le balcon.

Une pleine poubelle de déchets pour ces 6 mois de construction.
Découpe des toits de tuile et des faîtages des toits.
Ma plus belle pièce à ce jour.
Hâte de savoir l'accueil qui lui sera réservé sur table.
Notez la défense en hourd au dessus de l'entée du donjon.
Détail des logements des soldats.
Autre vue de l'ensemble.
Le sommet est la partie la moins réaliste de l'ensemble. Il confère à ce château une dimension fantastique, parfaite pour le jeu "Légendes des 5 anneaux".
Vue aérienne. je suis très satisfait du rendu.

 Utilisé plusieurs fois sur table depuis, le château a montré ses faiblesses. Il manque clairement une tour surplombant l'extrémité des logements des troupes. Il a été pris une fois faute de tireurs suffisamment nombreux pour défendre les différentes enceintes. Les deux enceintes du bas tombent facilement à l'aide d'échelles mais le donjon, s'il ne capitule pas,semble difficile à capturer.







Les hourds défendant la porte du donjon.





Contre-jour. On a l'impression d'être en visite d'un site réel.

Détail des casernement de la troupe.
 Les intérieurs : 

 Quelques mois après avoir réalisé l'extérieur, j'ai repris le chantier pour faire les intérieurs. Il s'agissait d'y placer les escaliers, les cloisons et quelques petits détails historiques.
L'intérieur de la poterne. elle commande l'abord de la porte et la première cour.

La cave. Avec son puits et son cachot. Quelques ballots de riz y sont stockés.
Le puits, très profond, garantit aux défenseurs de ne jamais manquer d'eau. A moins que sont approvisionnement ne soit obstué par quelque ninja bien renseigné.
La grille du cachot. Elle s'ouvre et permet de sortir le cylindre contenant la geôle.
En extirpant le cylindre, on peut récupérer la figurine du malheureux prisonnier mis à croupir là. Le crâne est en plastique. Les os, sont de véritables os de souris.
Au rez-de-chaussée, les colonnes sont fichées dans le carton du sol. Le plancher est posé ensuite, latte par latte.
Les closions de séparation seront ensuite positionnées entre les colonnes.
Pose de parquet à tous les étages.

Le 1er niveau. Une salle de garde en face de la porte. L'accès à la cave et une salle de réception.

Le tokonoma, niche destinée à accueillir quelque objet d'art, Ici, un ikebana.

Détail d'un mâchicoulis. A la différence de ceux des châteaux européens, il sont situé à hauteur de taille pour les défenseurs.

2nd niveau. Une salle de réception plus intime.


La volée d'escaliers menant aux étages.

3ème niveau : Un chambre. On y retrouve un tokonoma.


L'escalier menant au 4ème étage.

Détail du 4ème étage.
Le soutènement de la plateforme, le balcon d'observation. Admirez le galbe du toit en pagode.
Détail du sommet du donjon.

 Voilà. J'espère que la visite vous aura comblé. Ce château est de toutes les sorties et a été remarqué au salon Matsuri de Vannes, par une maquettiste professionnelle qui m'a demandé si j'avais suivi des cours à la prestigieuse école de Questembert. Mon égo en a été