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dimanche 27 octobre 2024

La bataille de Nagashino, revue et corrigée par mes joueurs (compte-rendu de bataille)

     Dimanche 20 Octobre, à Vannes, lors du Sekai Festival,  nous avons joué un scénario centré sur la bataille de Nagashino, cette célèbre bataille qui vit pour la première fois appliquée une feu roulant d'arquebuses par plus de 3000 arquebusiers. Arrivée au Japon en 1543 avec les Portugais, l'arquebuse, aussi appelée teppo ou tanegashima, fut d'abord difficile à copier par les forgerons japonais. Mais sitôt comprise la technique de fabrication du fût, la technologie commença à se diffuser. Quelques daimyos isolés d'abord, puis tous, bientôt s'approprièrent la nouvelle arme. La poudre noire était connue de longue date mais n'avais jamais connu de succès jusque là. En 30 ans le Japon était le pays au monde où existaient le plus d'arquebuses ! Bien loin devant les nations européennes qui les avaient développées. ODA Nobunaga fut le premier à en comprendre l’intérêt en utilisation de masse et en feu roulant. Un rang d'arquebusier tirant pendant que deux rechargeaient. Protégés par des obstacles, il mît aussi ses tireurs à l’abri de la dangereuse cavalerie des TAKEDA. 

    Je désirais faire jouer cette bataille dissymétrique à mes joueurs, peu connaisseurs de l'histoire du Japon, depuis de nombreuses années tant je la trouve intéressante. Je me suis ainsi mis à peindre de l'arquebusier ODA à la chaîne. Je n'ai pas réussi à peindre suffisamment pour recréer le déséquilibre numérique qui existait entre les deux partis au moment de reconstituer la bataille. 

   Mes joueurs allaient se charger de le souligner.  


Du côté TAKEDA, nous avions: 

Jean-Jacques : TAKEDA Katsuyori - général en chef.

Jacques : BABA Nobuharu : Chef de la cavalerie de choc.

Didier + Valéria : OBA Mankichi : Jeune samouraï mineur, bien décidé à se faire un nom sur la champ de bataille. Il poursuit ses aventures d'ici.

Du côté des ODA: 

Patrice : ODA Nobunaga - Général en chef.

Emma : AKECHI Mitsuhide

Laurent : TOKUGAWA Ieyasu 

 

 Le champ de bataille :

     Il est celui d'une jolie vallée ceinte de collines et de bois où coule la Rengo-gawa.

    La position a été judicieusement choisie par Nobunaga pour y livrer une bataille défensive. Il mise sur la rivière pour briser l'élan des charge de cavalerie et a ,en plus, construit une ligne de défenses anti-cavalerie sur les deux tiers de son front pour pouvoir y protéger ses vulnérables arquebusiers. Au départ, l'ennemi ignore qu'il y y des défenses cachées derrière le range d'arquebusier. De même une partie des tireurs ODA du flanc gauche et du centre ne sont pas apparents sur la carte, histoire de provoquer plus facilement l'attaque espérée de la cavalerie TAKEDA sur le flanc gauche.

    La puissante cavalerie de choc TAKEDA est hors carte. elle entrera par un chemin découvert dans la forêt.


La rivière Rengo, au centre, est difficile à traverser pour la cavalerie, elle en briserait l'élan si les TAKEDA venaient à charger au travers.


 

Au premier plan, à gauche quelques éclaireurs surgissent de la forêt...
 

... et prennent en chasse les éclaireurs ODA.
 

Le maku de commandement de Nobunaga.
Chez les TAKEDA, la décision est prise, on attaquera le flanc droit ennemi, c'est le plus faible !

Le magnifique déploiement ODA. Leurs piques sont plus longues que celles de leurs contemporains.
Le déploiement des TAKEDA. Au premier plan les troupes du tout jeune Mankichi.

Les cavaliers d'OBA Mankichi vont sonder le rivière voir si elle est guéable.

Dès le premier mouvement, il est clair que le déséquilibre est criant à droite.
 

Les cavaliers TAKEDA viennent capturer l'éclaireur ODA en fuite. Leur avance leur permet de découvrir le piège qui leur était tendu : Les fortifications de campagne.
Mais la bataille est déjà jouée...

Les troupes TAKEDA vont converger de plus en plus vers l'aile droite, trop faible, des ODA.
Se réorganiser demande du temps. Il faut dépêcher des messagers.
L'aile droite ODA gagne les hauteurs, se fait accabler de tirs. De petits groupes commencent à migrer de l'aile gauche vers la droite, mais on n'ose se dégarnir, la cavalerie, objectif principal ne se montre toujours pas.
Des cavaliers TAKEDA ont déjà flanqué l'ennemi (à gauche sur la photo).

Plus de cavaliers, plus de tireurs, plus de piquiers... les rangs ODA s'éclaircissent !

Le combat s'engage aussi au centre, pour essayer de soulager l'aile droite.

Les premiers tests de moral pour Mitsuhide échouent. L'aile droite va s'effondrer très vite.

Vue d'ensemble. Nobunaga hésite déjà à abandonner son quartier général. Et toujours aucune trace de la cavalerie de choc des TAKEDA !


Pas à pas, la ligne ODA recule et se clairsème


Au corps à corps, comme au feu, les ODA sont surclassés. Trop de Samouraïs en face. Ils sont deux fois plus difficiles à éliminer en corps-à-corps.

AKETCHI Mitsuhude est obligé de s'engager dans le combat pour motiver ses hommes.

La cavalerie (38 cavaliers) sort enfin du bois, mais pour rallier, à son tour, la droite ennemie enfoncée.

L'aile droite ODA a craqué, les renforts dépêchés par petit groupe ne peuvent contenir l'avance des TAKEDA.

ODA Nobunaga est en retraite . Quelques rangs de tireurs ne peuvent enrayer le processus.

Mankichi capture le camp de Nobunaga.

La cavalerie, un temps tenue à distance par les tirs, se regroupe en masse.

Positionnés en "L", les tireurs protègent mutuellement leur flancs.

Quelques cavaliers tombent. Nous convenons que ce qui est à gauche de la haie est perdu et que ce qui est à droite, a le temps de fuir.

Bilan :

    Ce fut une très belle partie mais si je ne l'avais pas assez préparée pour la rendre plus historique. Pas de cavalerie du côté ODA, pas assez de samouraïs à pieds, ça a fait une énorme différence dans la résolution des combats, et puis quand les premiers échanges voient les "6" tomber que d'un seul côté, rien à faire!

    Il a été flagrant  que l'aile droite ne pourrait pas tenir, dès le déploiement initial. cela n'a pas échappé aux joueurs TAKEDA qui ont exploité la faille.

    J'étais très loin du ratio de force historique (il manquait 50 figurines du côté ODA) entre les deux partis, mais cela laisse de la place à la suite. Les TAKEDA ont gagnés une bataille en plaine mais on perdu au siège de Nagashino. La prochaine rencontre verra soit les TAKEDA poursuivre en Mikawa, soit rentrer chez eux pour se consacrer aux HOJÔ (ce qui relancera notre campagne HOJÔ initiale). C'est Jean-Jacques/TAKEDA Katsuyori qui statuera. En tous cas, Nagashino ne signera pas le déclin Takeda Ici.

    Dans tout les cas, le cours de l'Histoire est changé, car AKETCHI Mitsuhide, tué en menant ses troupes sur l'aile droite... ne pourra donc pas assassiner Nobunaga sept ans plus tard ! Ça devient intéressant. Patrice affirme déjà qu'il me faut tout ré-écrire jusqu'à le bombe nucléaire lancée sur San Francisco par les Japonais en 1945 ! Diantre !

    La table était magnifique même si ma rivière n'était pas achevée. Je vais pouvoir calmement travailler dessus pour qu'elle puisse servir régulièrement à partir de maintenant. 

    Il subsiste de ma part la frustration de ne pas avoir pu savoir si l'arquebusade soutenue aurait pu arrêter la cavalerie TAKEDA que j'avais bien renforcée, 12 cavaliers supplémentaires. 

    

    





















 

mardi 25 avril 2023

Un trois-ponts français au 1/56ème (Conversion de la maquette du "Superbe")

    Voilà bien longtemps que je n'avais pas transformé de maquette. Celle-ci a été trouvée puis achetée par moi pour 40 euros à quelques kilomètres de chez moi. Elle avait été commencée par un papy, décédé avant son achèvement et c'est sa fille qui vendait la maquette. Elle avai été abandonnée de longue date et 1 mm de poussière la recouvrait, les araignées s'était fait un empire du grément. Après un sévère nettoyage je découvrais, outre, une pièce de deux euros noyée dans la poussière, une base parfaitement honnête pour en faire un trois-ponts, adapté aux figurines. 

    Une recherche sur le forum de "La royale" m'apprit, par son nom, "le Superbe", que cette maquette était en fait un 74 canons, déjà librement modifiée par le monsieur en question. En effet, il n'offrait déjà plus que 52 emplacements de canons, amménagés. J'ignore ce que, feu, son constructeur, avait en tête, mais il est possible qu'il ait eu l'idée de l'adapter à une autre échelle, auquel cas, le travail que je m'apprétais à faire était déjà initié. Selon les spécialistes de ce forum, il s'agissait d'une maquelle du "Superbe" à l'échelle 1/75ème. La transformer pour en faire un vaisseau adapté à nos figurines 1/56è me semblait réalisable. Evidemment, ils ont poussé des cris d'horreur en voyant ce bateau ainsi dénaturé, criant à la démence du maquettiste irresponsable qui avait ainsi perverti leur loisir sacré. 

    Plusieurs fois reportée pour cause de Covid, la "Mégaventure" de Trelissac (24) devait être l'occasion de sortir ce vaisseau. Le contexte étant la guerre anglo-américaine de 1812, je choisissais le parti français, la plupart des gros vaisseaux des autres joueurs comptant s'aligner côté anglais, sans doute pour la facilité à trouver des figurines d'anglais, pour cette époque. Le principal problême allait être la rareté des figurines de Français pour faire un équipage e cette époque. Il n'existe par exemple, aucune figurine de "marins de haut bord français, de 1812" dans le commerce en 28 mm. Ce choix de nation, allait donc impliquer la réalisation et la modification d'un équipage complet de figurines. J'estimais à 80 figurines l'équipage nécessaire pour peupler harmonieusement ce vaisseau de 54 canons.

Six mois avant la date fatidique du salon, je me lançais ainsi dans le transformation simultanée de la maquette et des figurines composant son équipage, en partant sur la base de figurines de marins anglais, commandés en GB.

  Voici donc les premiers clichés de la bête, 80 cm à la flottaison.


"Le Superbe" à l'achat, après un début de dépoussièrage.


 Première épuration : élimination des bastingages existants, vraiment trop peu réalistes et encombrants.

 

La proue : les deux ridicules petites portes de hobbit nains ont été les premières à sauter (entre les escaliers). Détail de la poussière et des toiles d'araignées.

 

La poupe. Là aussi, le balcon existant ne permetait pas d'insérer des figurines dans la galerie arrière. les fenêtres, grossières, n'étaient pas non plus à mon goût.


Gros travail de dépoussièrage à venir, sans parler des chiures d'arraignées, omniprésentes. Le chateau arrière, avec ses deux rangs de ballustres, me semble passablement étrange.

Début des travaux :

La première étape a consisté à enlever toute la partie sous la flottaison. Mal équipé, ma scie sauteuse ç fait un carnage,la lame, trop courte, ne pouvant atteindre le milieu, il a fallu arracher, plus que découper. 

 

Evidemment, j'ai bousillé toute la partie arrière avec la quille et le gouvernail et il a fallu reconstruire et polystyrène et mastiquer. Beaucoup de temps et d'énergie perdus.


Reconstruction de la partie arrière en polystyrène et enduits.  

Ebauche du socle de mer, avec les vagues.

Enlèvement du deuxième pont, et des sabords.

Pour les sabors, j'ai entrepris de tous les retirer, certains saillaient, d'autres laissaient apparaître des jours autour. Il en manquait aussi. Heureusement mon copain Manu alias "Byblos" a pu m'en fournir 5 supplémentaires, du même modèle.

 

Vue de dessous, je recrée un entrepont le plus bas possible, c'est à dire, juste au dessus des sabords du pont inférieur.

Je bouche tous les sabords inaccessibles avec un carton peint en noir. Percé, chacun pourra accueillir un canon emmanché sur un clou.

Le nouvel entrepont est peint en rouge et mis en place. 

Démolition de la poupe qui ne me plaisait définitvement pas. Ca aurait pu être une erreur car le temps m'a manqué pour la reconstruire correctement.

Evidement de l'arrière pour pouvoir rabaisser le balcon et pouvoir en mettre un nouveau plus conforme aux illustrations d'époques. 

Dessin et peinture des drapeaux susceptibles d'être arborés lors de la prochaine partie située aux USA en 1812. Le drapeau rayé est le drapeau de la marine américaine de cette époque là. Sa devise est "Ne me marche pas dessus".

Découpe et couture des voiles. Elles seront teintées au thé. Pas d'ourlets, j'appliquerai de la colle PVA diluée sur les franges.

Réalisation de la boîte de transport, à l'aide d'un très grand carton fourni par Laurent. 

La boîte prend forme, en une suele pièce, avec une poignée de transport. Dimentions totales : 121 x 81 x 265 mm. Ca fait une putain de grosse valise ! Et elle est lourde avec le bateau dedans !

Pose des premières voiles. J'ai élagué le grément d'un certain nombre de filins qui nuiraient à la jouabilité ou dont j'ignorais la destination.

Déput des séances de maccramé pour faire les noeuds des enfléchures.

Je renforce les noeuds par de la colle à bois dilluée, avant de couper les fils qui dépassent.


Embase pour accueillir les canots. Ils ne seront pas à l'échelle (barques playmobil).

Travail sur les filets de stockage des hamacs. Ca m'a pris beaucoup de temps.

Détail des hamacs, pliés le long du bastingage.

         Je me suis régulièrement posé la question de svoir pourquoi je trouvais que n'avançais pas dans mes travaux sur cette maquette, comencée six mois avant l'échéance de Trelissac, malgré le temps consacré.En fait, plein de petites étapes, insignifiantes en terme de progression de l'ensemble, mais individuelles et répétitives en sont l'explication.  

    Je tenais beaucoup à certains détails qui m'ont bouffés pas mal de journées de travail. Par exemple: nouer toutes les enfléchures des trois étages de matures, et ce pour les trois mâts, de chaque côté. Je n'ai pas compté combien de noeuds cela représentait mais ça m'a pris plusieurs jours pour les faire. On s'améliore rapidement et on parvient à les faire tous dans le même sens, assez vite.

    Un autre détail que je voulais absolument faire apparaître sur mon vaisseau de ligne était les branles, c'est à dire les hamacs stpckés le long du bastingage. Ils contenaient les effets personnels non dangereux des marins et protégeaient de ma mitraille et de la mousquetterie en combat. L'ordre "Branle bas de combat" correspondait à l'ordre de décrocher son hamac, de le plier et de le ranger ainsi. Pour les hamacs, j'ai découpé de petits morceaux de tissus, tientés à plusieurs reprises au thé, pour en faire des plus ou moins vieillis. Le pliage et l'ajustement de chacun d'entre eux a aussi été très très long. Je ne parle pas de la réalisation des filets, collés (c'est à dire se décollant perpétuellement" sur des clous métalliques sur lesquels ils ne tenaient pas. Huit sections à réaliser, coler, peindre laisser sécher, reprendre, recoller... etc. Des heures de joies mais résultat correct. 

    La dépose, l'ajustage, la peinture et le repositionnement des 42 sabords est aussi une étape qui, si l'on considère 10 minutes consacrées à chaque sabords, prends finalement beaucoup de temps.

    Au niveau du grément, j'optais pour l'alléger d'un certain nombre de cordages pour facilite l'accès aux ponts. D'autre part, sans plan, je suis obligé de reconnaître que je ne savais pas où devait aller les uns et les autres, la maquette étant inachevée. L'ajout des enfléchures était indispensable pour moi. Une bobine de coton kaki, trouvée le matin même sur un vide-grenier, m'a permis d'économiser l'achat de nombreux paquets de cordages de modélisme forts coûteux. Son côté brillant a disparu lors de l'ajout de la colle. J'ai du retailler mes voiles, qui quand je les posais, n'allaient pas, du fait de la présence de certains cordages, non considérés à la prise des mesures.

 

Détail du pliage d'un hamac, dans la pince à linge.
Les filets du bastingage et les hamacs, rangés.
Fabrication et peinture des marches des deux échelles de coupée. Détail du grillage métallique des filets du bastingage, coupé dans le biais.

Application du PQ à la colle PVA. Facile à sculpter, il permet de faire de beaux effets de mer.
 

J'emballe la carène dans du film plastique pour ajuster les vagues à la coque, sans la tacher. On peut distinguer les sabords repeints et re-posés, l'échelle de coupée.

Empreinte de la partie immergée de la coque dans la mer.

Travail de peinture sur le socle, avec quelques déferlantes.

Bricolage d'un nouveau balcon pour la galerie de la poupe, fait à la vas-vite, la veille du départ. J'ai utilisé des cures-dents, vendus tels quels, avec leurs moulures.

L'équipage :

     Pour l'équipage, l'essentiel des conversions a consisté à transformer les sabres en cuillères à pots, ces fameux sabres d'abordage français entièrement coqués, au niveau de la garde, l'ajout de cocardes aux bonets et chapeaux, quelques ajouts de fourreaux de sabres, de baudriers, gilets, boutons de manchettes, écharpes à la taille, pistolets à la main ou à la ceinture, plumet. Si je n'ai pas réussi à sortir un seul fusilier d'infanterie de haut bord, au chapeau et à l'uniforme si spécifique, j'ai tout de même réussi à transformer et à peindre 62 marins, ce qui est énorme, pour moi. J'ai eu un vrai plaisir à les peindre, bien conscient de leur hyper spécificité et de leur côté uniques. Malgré le temps qui me manquait je décidait de peindre jusqu'à leurs yeux, ce que je ne fais plus toujours désormais. Je me suis aussi fendu de quelques pantalons ou tenues rayées, pour faire bonne mesure.

    Je les ai délibérément soclés sur de petits socles ronds (rondelle de métal) pour qu'ils puissent se glisser, nombreux, entre les canons, dans les nids-de-pie ou au balcon de la poupe. Tous ont un petit aimant intégré sous le socle, pour pouvoir être transportés sans risque de chute dans des boîtes métalliques. 

L'état-major et quelques hommes, autour du commandant.


L'équipage en tenue d'abordage. Il manque les fusiliers, à créer de toute pièce.

Les canoniers, et le cuistot, au milieu.

 

Bilan : 

     Avec toutes les manifestations des derniers mois, contre la contre-réforme des retraites, auxquelles j'ai consacré 11 demi-journées de temps-libre en manifestations, j'ai fini par prendre beaucoup de retard sur ce chantier. L'arrière du bateau, en particulier, a été fini, le matin même de la manifestation à Trelissac, dans la salle du salon, par la pose des quelques cache-misère que j'avais peints, en route, dans le camion, la veille de notre arrivée.

    Voici donc la grande aventure de la création de ce vaisseau français. Les puristes jureront qu'il ne ressemble à rien, je le sais, mais il fera tout de même bonne figure sur nos tables de jeu, où les rôlistes sont moins regardants. Je n'ai pas eu le temps de le gréer complètement, de disposer les canons et l'équipage "pour voir". Tout cela sera fait et partagé dans un prochain article, racontant les péripéties du vaissau lors de la "Mégaventure de Trelissac".

    C'est la première fois que je n'arrive pas à finir un projet dans les temps (chateau arrière et fusiliers). La faute à Macron et sa réforme scélérate des retraites. Je pense qu'il ne réalise pas qu'il a fait avorter un beau projet de maquettisme, cet irresponsable ! J'ai aussi fait pas mal de conneries pendant la construction bousillant l'arrière sans savoir pleinement comment j'allais reconstruire, une boîte de transport qui ne permettait pas d'accueillir son hôte dans prévoir de démonter ses vergues, le sciage d'une pièce de la mature à la micro-scie à disque, qui a happé quelques filins, arrachent tout, vergues, cordages... etc, un beau massacre.

    Je poursuivrai la réalisation des pièces inachevées de ce projet dans les mois à venir, sans précipitation. C'est la première fois que je sculptais des tenues pour mes figurines, j'apprends encore et j'espère que je pourrais un jour, vous présenter une "infanterie de haut bord 1812", digne de ce nom.

Mon vaisseau de 54 canons au combat. Bricolage arrière pour remettre des fenêtres et un balcon.