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samedi 26 octobre 2024

L'attaque du château de Nagashino (Compte rendu de partie)

     Comme à notre habitude désormais, nous avons investi le Sekai Festival de Vannes les 19 et 20 Octobre 2024 avec de nouveaux scénarios situés dans la période qui m'intéresse tant, le Sengoku jidai : l’ère des royaumes combattants. 

    Au programme 3 scénarios distincts, devant me permettre d'éclaircir la situation dans le cadre de la poursuite de notre campagne HOJÔ. 

    Plusieurs incidents IRL ont successivement bouleversé ce que j'avais planifié et j'ai du improviser le scénario de ce jour afin de compenser l'absence de 4 joueurs successivement annoncés comme absents. Une préparation plus longue m'aurait permis de faire un château et un décors plus ressemblant à la réalité. J'ai cependant eu le temps de fabriquer, à la hâte, des falaises et des palissades pour représenter un peu mieux ce site extraordinaire, à qui je suis loin de rendre hommage, ici.

Dorian : Garnison du château sous OKUDA Sadamasa. 

Valéria : Garnison du château + TORII Suneemon

    A eux deux, ils disposaient de 25 soldats (dont 14 avec arc ou arquebuse) plus une dizaine de serviteurs et un canon, qui jouera un grand rôle. En face, les trois assaillants se partageaient 150 combattants, chacun des joueur en commandant 50. Le rapport de force, historiquement, de un contre six, a ainsi été respecté. 

Jean-Jacques : KAWAKUDO Nobuzane

Laurent : ANAYAMA Nobutada. Ce personnage avait la possibilité de creuser une mine pour investir une zone désignée par lui, dès le début. 

Jacques: OYAMADA Nobushige. Celui-ci disposait de la possibilité de ruser pour confondre l'ennemi. 

Nicolas :  (votre serviteur) arbitre et maître de jeu. 

Le contexte historique :

    Les trois généraux TAKEDA avaient donc reçu pour mission de TAKEDA Katsuyori la mission de prendre la forteresse troisième et dernier verrou de la frontière nord du Mikawa. Cette campagne succède à celle, inachevée de Mikata-ga-hara où TAKEDA Shingen avait écrasé l'armée de TOKUGAWA Ieyasu ((Voir ici) deux ans et demi plus tôt avant de succomber brutalement, ce qui avait engendré la retraite. 

    C'est donc en 1575 que TAKEDA Katsuyori, entreprend de repartir à l'assaut du Mikawa. Sûr de lui, il déferle sur les premières défenses frontalières. Il assiège les trois châteaux qui verrouillent le nord du Mikawa mais se heurte à une résistance plus importante à Nagashino. Il est à la tête de la plus puissante cavalerie du Japon, organisée en cavalerie de choc et se sent invulnérable. Impulsif, il n'a pas le sens stratégique de feu, son père. 

    Le château verra ici, comme dans l'Histoire, ses défenses extérieures tomber, mais l'action héroïque de TORII Suneemon qui, sortant de nuit du château, escaladera les falaises, traversera la rivière à la nage et courra jusqu'aux lignes TAKEDA/ODA pour annoncer le risque de chute du château de Nagashino. Sa bravoure subjuguera les deux daimyos au point qu'ils lui répondirent se mettre en route immédiatement pour secourir la garnison. Suneemon repartira annoncer la bonne nouvelle à son seigneur. Il sera malheureusement pris et crucifié. Mais alors que ses tortionnaires lui ordonnaient de crier aux assiégés que leur cause était perdue, il se mit à hurler que les secours arrivaient, galvanisant la garnison jusqu'à l'arrivée effective de ceux-ci. Il fut immédiatement mis à mort. Son héroïsme fut glorifié à tel point qu'il devint le symbole d'un vassal TAKEDA qui le représenta crucifié comme emblème, sur son drapeau. Aujourd'hui encore, une gare porte son nom.

Petite visite des lieux:

Le château de Nagashino était situé à un emplacement hautement défensif au confluent de deux rivières encaissées.
 

Les falaises faisaient 50 m de haut mais n'étaient pas si verticales. Elles pouvaient facilement être escaladées.

Deux fortins, de part et d'autre du donjon, en renforcent les défenses.
 

Les troupes y seront dissimulées du regard des assaillants,jusqu'au dernier moment.

 Premières actions :

     Les premières actions des assaillants, qui avaient possibilité d'investir les trois rives et s'en accordant le temps, sera de tenter différentes ruses pour investir les défenses. 

    La première, classique et peu réussie, sera d'envoyer une cohorte de fuyards, précédant l'avance des TAKEDA. La seconde, d'envoyer quelques barques de sois-disant pécheurs reconnaître et poser des filets anti-évasion dans l'autre affluent de la rivière. 

    Bien que jouées par moi, ces deux ruses ne prendront pas. 

les faux pêcheurs et les faux fuyards entrent sur la table.
Ils rejoignent un défenseur et lui font part, angoissés, de l'arrivée des TAKEDA derrière eux.

         Mais le paysan qui les accueille n'est pas dupe longtemps, la ruse était par trop grossière. Il remarque qu'il n'y a que des hommes et qu'ils sont armés. Il entreprend alors de les mener au milieu du dispositif défensif et de révéler leur duplicité à ce moment là. 

Gaillardement, il mène les espions au milieu de la zone de tir des défenseurs...
...et révèle leur duplicité.

     Le tir croisé les décime. Lui même y laissera sa peau. Ce sont les premiers morts de la bataille. Ailleurs, on avance aussi. 

 

ANAYAMA Nobutada entre avec son matériel de siège, décidé à entreprendre sa sape au plus vite.
KAWAKUDO Nobuzane fait construire un radeau pour envoyer un observateur sur l'autre rive. (Il ressemble bigrement à un bûcher funéraire ce radeau)

Les trois corps TAKEDA avancent.

Protégé derrière son maku, Nobutada commence à creuser vers le fort situé à l'arrière plan.
 

Le puits de mine est caché par les planches.

     Les phases de jour alternent aux phases de nuit. Le MJ annonce simplement que dans trois tours il fera nuit aussi, les joueurs peuvent ils s'organiser pour se placer avant le nuit. Le tour de nuit consiste à faire faire un large mouvement secret  à tout ou partie de ses troupes. Si plus de la moitié de ses troupes ont bougé, le joueur se voir affublé d'une classe diminuée de 1 pour représenter la fatigue de ses troupes pour le tour suivant. Si une portion moindre de son corps a bougé la nuit, je fais faire un test de pourcentage pour savoir si oui ou non, le corps sera affecté par la fatigue. Il est entendu que un corps ne peux pas être actif, jours et nuits, deux nuits de suite. Il doit se reposer à un moment donné. 

    La première nuit, les défenseurs se replient vers le donjon alors que les assaillants mettent le feu à la palissade du fortin ouest. 

La première nuit voit la palissade du fortin ouest se faire incendier. Il a déjà été évacué.
 
Au petit jour, un brèche est ouverte. Elle va servir à l'attaquant pour contourner le donjon.

Deux corps passent par la droite...
 

... un par la gauche.
 

    C'est lors de la seconde nuit que TORII Suneemon va tenter son évasion. Doté de caractéristiques hors normes pour ce type de mission, il longera le fortin Est, investi pendant la nuit par les rescapés de la ruse ratée du premier jour, descendra sans difficulté la falaise à l'aide d'une corde. il nagera depuis l'angle de la falaise. évitera les filets tendus par les faux pêcheurs TAKEDA, traversera le cour d'eau principal, manquera de se noyer (1 PV perdu sur 2) et atteindra finalement la rive Est. Il courra ensuite vers l'armée coalisée pour y rencontrer Nobunaga et Ieyasu.

    

Les faux pêcheurs déploient leur filets anti évasion à la faveur de la nuit.

 

Le fortin Est, est évacué par les TOKUGAWA et investi par les TAKEDA.
 

 Dans sa fuite, Suneemon a découvert le radeau fabriqué par les TAKEDA et laissé sans surveillance. Il l'a détruit. Ce fait, une fois compris, n’émouvra pas les TAKEDA, qui n'ont que faire de ce radeau mais qui ne s'inquièteront pas plus de savoir par qui et comment il a été détruit.

 

 

Les débris du radeau descendent la rivière au petit jour.

Les TAKEDA encerclent progressivement le donjon.
Les défenseurs doivent désormais choisir quel côté défendre.

Les TAKEDA avancent à couvert. Quelques échanges de tirs font quelques morts.
Le Fortin Est est investi à son tour à la nuit.


    La nuit suivante sera l'objet d'un assaut nocturne. Toutes les troupes sont fatiguées. Des torches ont été jetées par les défenseurs aux angles du château pour essayer d'apercevoir les mouvements des assaillants. 

    Des échanges de tirs verront des pertes s'afficher. Malgré la lutte contre l'incendie de la première porte toute la nuit, celle-ci s'est consumée au matin, infligeant un coup au morl des défenseurs (Perte de 1 point de moral).

Un tireur vient délibérément provoquer les défenseurs.
L'assaut nocturne voit la première porte se faire incendier.

Au petit jour, violent éhange de tirs. Les deux archers en haut du rempart sont tués. Les assaillants peuvent se permettre ces pertes, pas les défenseurs.

Epuisées les troupes montent à l'assaut. Elles se font embrocher aussitôt parvenues au haut des échelles.

Nouvel assaut, tout aussi infructueux mais visant la seconde porte. 

A chaque fois que les assaillants tentent d'aller incendier la seconde porte, les défenseurs contrent attaquent, soit en descendant le porteur de torche, soit en ouvrant subitement la porte et en déversant un flot de mitraille pulvérisant les brassés de fagots enflammés et les attaquants.

Le canon à chaque fois pulvérise l'ammoncellement de fagots.

    Entre temps, TORII Suneemon est revenu. Courant dans la plaine pour rejoindre le château, il est intercepté par un cavalier Takeda. Celui-ci lui demande la raison de sa présence en ce lieu. Le valeureux messagers explique qil doit parler au seineur de ces terres. Le cavalier lui dit alors que ce sont eux, qui sont les maîtres de ce lieu. Il leur raconte ainsi que les ODA et les TOKUGAWA sont en route pour secourir le château. Information ô combien importante ! Mais plutôt que de le tuer sur place le cavalier le laisse poursuivre et va de son côté rapporter l'information à son supérieur. C'est ainsi que Suneemon parviendra au pied de la citadelle et pourra hurler son message, comme quoi les renforts sont en route et qu'il faut tenir bon ! Il sera tué juste après, mais sa mission est accomplie. Le moral des défenseur remonte de 1 point.

L'incendie de la seconde porte a encore été soufflé par la canon. Les assaillants déplacent leurs échelles pour attaquer directement les servants du canon.


Précédée d'une avant garde de cavalerie, les coalisés arrivent en renfort.

Face à la masse des troupes arrivant, les TAKEDA préfèrent rompre et retraiter. Ce fort reste une menace pour la continuité de la ligne de ravitaillement des TAKEDA. Le reste de la bataille se déroulera simultanément dans la plaine voisine,  mais ce sera l'objet du scénario du dimanche. 

Bilan de la partie:

    Les joueurs ont été contents de leur partie. Mon château reste cependant toujours aussi difficile à prendre. Il est temps que j'en fabrique un autre pour d'autres configurations. 

    Le salon est toujours aussi bruyant ce qui n'est pas sans m'épuiser la voix et la gorge, me rend vulnérable à la maladie. Suis donc tombé malade cette semaine comme l'année dernière après le même salon !!! Nous n'avons pas joui des mêmes prestations que l'année dernière (repas). Tout le budget semble été revu à la baisse et j'ai eu l'impression qu'il y avait eu beaucoup moins d'exposants.

    Ce public est toujours aussi enthousiaste et fasciné par notre loisir, nos décors et mes figurines. 

    J'avais réussi à peindre 110 figurines de plus, essentiellement des ODA, bricolé quelques décors indispensables et réussi à ré-écrire un scénario, à la hâte, pour compenser les désistements invonlotaires et successifs de joueurs (4 sur 9  au final
!).

    Merci à Patrice, Laurent et Denis pour la fourniture des plaques et la médiation avec les organisateurs du salon. 

    Merci à Titi et Dorian (big kiss !) pour l'impression des figurines en résine avec les fichiers que j'avais achetés et que je leur ai fournis. Ils ont à la base de 80% des ODA sortis ce week-end!




lundi 29 avril 2024

"Et le colonel Enlevteski ? Bah, I's' bat pour l'isba ! " (Compte-rendu de partie Argad 1er Empire)

 "Contre l'arthrite de Russie, rien ne vaut un massage de l'abbé Rézina"

Dimanche  28 Avril s'est joué dans la mairie de Clohars-Carnoët, une magnifique partie d'Argad 1er Empire. Cette partie s'est jouée dans le cadre du festival Ludocéan.

Jean-Jacques nous avait préparé une superbe table enneigée et de belles figurines pour rejouer un épisode de la retraite de Russie de 1812. 

    L'action se passe en Octobre et la grande armée, quitte tardivement Moscou. Rapidement accablée par la faim et le froid, la retraite tourne mal. La politique de terre brûlée, le froid précoce, la neige, les loups et le harcèlement par les cosaques, bousculent les rescapés. Partis à 440 000, ils reviendront à 30 000 ne pouvant se nourrir que des chevaux qu'ils n'hésitaient pas à tuer, et des corps de leurs camarades morts. Pour les chevaux, 3000 seulement, revirent des 180 000 partis.

3 joueurs russes, 3 français. un arbitre. 

 

Le plateau de jeu, vu du côté français. Une colonne de traînards avance péniblement à gauche.

Le village russe. Les moujiks essayeront d'abord d'incendier le pont principal.

Les traînards, affamés et transis de froid, sont les seuls, à apparemment souffrir des privations et de la neige.
Mais les français ne sont pas vaincus ! Surgit alors une avant garde de chasseurs à cheval de la Garde.

Bientôt suivie du reste du régiment puis d'un régiment complet de lanciers de la Vistule.
Les moujiks comptent se battre. Les tireurs vont s'embusquer derrière le tas de bois, d'autres vont essayer d'incendier le pont.
Quelques cosaques se précipitent pour essayer de parvenir aux ponts avant la puissante cavalerie française.
Les russes ne sont pas au bout de leur surprise ! C'est maintenant un régiment de dragons montés qui arrive !

Deux régiments de cosaques réguliers, renforcent les Russes à droite, une régiment d'infanterie à gauche.
Les cosaques russes seront suivis d'un régiment de chasseurs à pied.
Polyvalents, les chasseurs à cheval harcèlent les cosaques au feu et en tuent trois.
Un régiment d'infanterie précède la garde à pied et un groupe d'officiers montés.
Les cosaques décimés ont reculé. Les lanciers vont attaquer et sauver le pont de l'incendie. 
Les traînards français s'engagent dans un défilé. Des loups rôdent et attendent que l'un d'entre eux tombe. 
Pourtant avertis que la glace était encore fine, certains, tentent leur chance et tentent de traverser la rivière gelée.
Le glace se rompt sous le poids du cheval et l'eau glaciale emporte la plupart des malheureux.
Les rescapés n'arrivent pas à atteindre l'isba en ruine et sont rattrapés par les cosaques assoiffés de vengeance.
Les lanciers de la Vistule attaquent les incendiaires du pont. Ils les tuent et parviennent à éteindre le feu.
Les cosaques essayent de contenir la percée française au centre. L'idée est d'attaquer l'ennemi quand une partie seulement aura franchi le pont. Dans l'isba centrale, un régiment de chasseurs, dont ont voit encore l'officier en vert, a pris position.
Les dragons français harcèlent les moujiks mais l'un d'entre eux est bientôt aux prises avec les loups qui en veulent à sa monture. Un canon russe est mis en batterie.
A l'arrière plan deux régiments russes se déploient face à la colline boisée que la garde à pied commence à investir.
Les cosaques viennent renforcer l'aile gauche russe désormais menacée par la nombreuse cavalerie française.
Le français s’apprête à traverser la rivière via le pont et le village qui semble désormais dégarni.
Le choc a lieu, les lanciers polonais attaquent l'infanterie russe, les cosaques contre-chargent et une mêlée sanglante s'engage.
Elle tourne à l'avantage du français. Les cosaques sont massacrés et les russes doivent replier
Au centre, le piège a fonctionné les français ont traversé, et ont commencé à subir un feu nourri depuis toutes les ouvertures de l'isba russe. Les cosaques restent à l’abri derrière la maison. 



  

A l'intérieur, il y a encore largement de quoi tirer les Français comme à la foire.

 

    Dégarni, le centre devient alors tentant pour le Français. les traînards et le régiment d'infanterie s'approchent de l'innocente maison. Mais soudain (et la surprise a été bien réelle pour les joueurs) des tirs en partent. A chaque tour ! Les français s'interrogent mais ils ont pas le "-1" tes paysans? Et ils tirent chaque tour?En fait, c'est un régiment entier de chasseurs qui occupe la maison. et ils peuvent se relayer chaque tour aux fenêtres et aux portes. Chaque tour, ce sont sept tirs qui partent de la maison et deux ou trois français qui tombent. Quelques ripostes sporadiques feront bien quatre morts chez les défenseurs mais se sont 18 fusils qui se relaient au tir au pigeons. 

    Pour l'artillerie elle parviendra à ôter une tête, mais ce sera sont seul effet sur la bataille. 

    Le rouleau compresseur français balayera tout sur son passage. Les seuls rescapés seront les moujiks et les chasseurs qui s'étaient retranchés dans leur maisons. 

    Quand on demanda des nouvelles du colonel qui les commandait on rapporta ceci :  

- Et le colonel Enlevteski ? 

- Bah, I's' bat pour l'isba !

 

Dernier acte, la batterie a remballé et quitté le champ de bataille, la cavalerie française sabre les derniers russes en retraite. Napoléon a pu passer.

Bilan et critique du scénario:

    Waow ! Quel scénario ! Et quel décors ! J'ai adoré cette ambiance et ce décors. J'en redemande ! Merci Jean-Jacques ! C'est à ce jour mon scénario préféré (et pourtant j'aurais adoré y jouer Français)

    C'était beau ! Très beau mais de mon point de vue, ça manquait terriblement  d'épique ! Il se trouve que l'Empereur était, en personne, parmi l'état major qui suivait la garde impériale, mais les russes n'en ont jamais rien su. (Et quand bien même ils l'auraient su, ils n'auraient rien pu faire de plus !). La nombreuse et polyvalente cavalerie français a manœuvré comme dans la "morne plaine" de Waterloo et s'est montrée omniprésente, tantôt par le feu, tantôt par le fer.

    A aucun moment je n'ai senti les français bousculés, anxieux, harcelés, affaiblis (hors le colonne des traînards). De mon point de vue, ils auraient du entrer en petits groupes disparates, certains, encerclés par les loups. Les régiments de cavalerie plus variés mais réduits au quart de l'effectif initial maximum (ce devait plutôt être le dixième). Les soldats étrangers (autrichiens, bavarois, portugais, espagnols) largement représentés, mais ne cherchant qu'une opportunité pour changer de camp. Les régiments d'infanterie diminués de moitié, essayant de reconstituer des groupes homogènes. Les cosaques russes omniprésents, surtout sur les arrières des français. Les mouvements de tous diminués (neige et fatigue).         J'aurais conservé les caractéristiques de la garde, mieux nourrie et plus préservée par l'Empereur. 

    J'aurais signifié aux rares cavaliers de rester soigneusement à l'écart de l'infanterie de ligne et des traînards qui auraient tués les chevaux pour s'en nourrir (ils découpaient même des steaks sur les chevaux marchants, mais anesthésiés par le froid qui ne sentaient même plus la douleur de la lame). 

    Là c'eût été épique et terriblement oppressant pour le français. Ce scénario mériterait d'être joué régulièrement et me semble beaucoup plus palpitant que Waterloo, l'Espagne ou Austerlitz. Question de goût peut-être.