vendredi 21 février 2020

La fabrication d'un château japonais fictif.

 Beaucoup d'entre vous m'ont demandé qui produisait ce château. En fait, il est entièrement fait à la main, avec du matériel de récupération. Il m'a fallu plus de 6 mois pour le réaliser. C'est un château fictif, seulement inspiré de modèles existants. On pourrait considérer que c'est un hirayamajiro, puisqu'il mêle exploitation de reliefs et enceintes successives.
Mon château, fini.
Étapes de la construction:

Structure et soubassements. Une plateforme, sous le donjon accueillera le sous-sol.
Le fruit si caractéristique des bases en pierres des châteaux japonais a déjà sa forme.
Je le recouvre de carton souple afin de pouvoir y coller le parement en polystyrène.
Le parement en polystyrène violet est incisé est collé en épousant au mieux la courbe des remparts.
Le travail de sculpture commence. Assemblage cyclopéen anti-sismique.
Soubassement de la poterne et escalier de pierre.
Les quatre portes doubles des enceintes successives.
Détail de la première poterne. Les clous sont toujours faits de plastique étiré.
Premier travail de peinture des parties de pierres.
Le résultat est déjà évocateur.
Les superstructures vont pouvoir prendre forme.
Détail de la poterne et des portes successives qui jalonneront le parcours jusqu'au donjon.

Bâtonnets de glace pour fabriquer les échelles de meunier qui relieront les étages.
Incisions à mi-bois pour y placer les marches.
Les marches sont en balsa.
La grille du cachot est réalisée en allumettes coupées à mi-bois.
Le fond de la cave sera mis en place au dernier moment. En haut, détail du cylindre dans lequel coulissera le cachot.

 

La haute-cour et les futurs logements des soldats.

Placement du premier élément de mur.

Mise en place du toit de la poterne.

Détail des défenses de l'entrée.

Détail des défenses de la deuxième porte.

Les tuiles sont en carton ondulé fin.
 Les murs des palissades sont en carton-plume. Les meurtrières ont été évidées au cuter. Les deux faces ont été recouverte de papier-peint gaufré, ce qui m'a évité de faire, à chaque fois, des enduits pour imiter le crépi.
J'ai fait les salissures à mesure, avant montage, pour plus de facilité.

Une petite passerelle bombée et amovible mène à la troisième porte.

Détail des intérieurs des étages. Les fenêtre sont faites en balsa. J'ai peint des feuilles de papier pour les intérieurs en bois.
Les toits de tuiles, concaves, seront la partie la plus délicate de la construction.
D'autant que les angles en sont relevés. J'ai évidé la trémie de l'escalier dans la sol de l'étage.
Détail d'un angle du toit. Une pièce de carton viendra se glisser entre les deux couples.
La sommet de la tour sera aussi l'architecture la plus complexes que j'aurai réalisée à ce jour.
Cet étage ne sera pas accessible aux figurines. Trop exigu et compliqué à mettre en œuvre.
Toujours le même principe. Du carton de récupération, servant aussi de gabarit, sous les tuiles.
Les pièces de carton qui formeront les angles des toits en pagode.
Détail des supports des tuiles en débord.

Le carton ondulé a été strié au cutter pour simuler les tuiles et lui permettre d'épouser la forme en creux du toit.
Pour la rambarde du balcon, une structure de carton accueillera le balsa, trop fragile pour être utilisé seul.

Des épingles serviront à faire les boules sur les poteaux d'angle du balcon.

Positionnement des poutres de soutènement de la plateforme du balcon.

Il ne manque plus que le toit au dessus du balcon. Il sera amovible pour que nous puissions glisser des figurines derrière le balcon.

Une pleine poubelle de déchets pour ces 6 mois de construction.
Découpe des toits de tuile et des faîtages des toits.
Ma plus belle pièce à ce jour.
Hâte de savoir l'accueil qui lui sera réservé sur table.
Notez la défense en hourd au dessus de l'entée du donjon.
Détail des logements des soldats.
Autre vue de l'ensemble.
Le sommet est la partie la moins réaliste de l'ensemble. Il confère à ce château une dimension fantastique, parfaite pour le jeu "Légendes des 5 anneaux".
Vue aérienne. je suis très satisfait du rendu.

 Utilisé plusieurs fois sur table depuis, le château a montré ses faiblesses. Il manque clairement une tour surplombant l'extrémité des logements des troupes. Il a été pris une fois faute de tireurs suffisamment nombreux pour défendre les différentes enceintes. Les deux enceintes du bas tombent facilement à l'aide d'échelles mais le donjon, s'il ne capitule pas,semble difficile à capturer.







Les hourds défendant la porte du donjon.





Contre-jour. On a l'impression d'être en visite d'un site réel.

Détail des casernement de la troupe.
 Les intérieurs : 

 Quelques mois après avoir réalisé l'extérieur, j'ai repris le chantier pour faire les intérieurs. Il s'agissait d'y placer les escaliers, les cloisons et quelques petits détails historiques.
L'intérieur de la poterne. elle commande l'abord de la porte et la première cour.

La cave. Avec son puits et son cachot. Quelques ballots de riz y sont stockés.
Le puits, très profond, garantit aux défenseurs de ne jamais manquer d'eau. A moins que sont approvisionnement ne soit obstué par quelque ninja bien renseigné.
La grille du cachot. Elle s'ouvre et permet de sortir le cylindre contenant la geôle.
En extirpant le cylindre, on peut récupérer la figurine du malheureux prisonnier mis à croupir là. Le crâne est en plastique. Les os, sont de véritables os de souris.
Au rez-de-chaussée, les colonnes sont fichées dans le carton du sol. Le plancher est posé ensuite, latte par latte.
Les closions de séparation seront ensuite positionnées entre les colonnes.
Pose de parquet à tous les étages.

Le 1er niveau. Une salle de garde en face de la porte. L'accès à la cave et une salle de réception.

Le tokonoma, niche destinée à accueillir quelque objet d'art, Ici, un ikebana.

Détail d'un mâchicoulis. A la différence de ceux des châteaux européens, il sont situé à hauteur de taille pour les défenseurs.

2nd niveau. Une salle de réception plus intime.


La volée d'escaliers menant aux étages.

3ème niveau : Un chambre. On y retrouve un tokonoma.


L'escalier menant au 4ème étage.

Détail du 4ème étage.
Le soutènement de la plateforme, le balcon d'observation. Admirez le galbe du toit en pagode.
Détail du sommet du donjon.

 Voilà. J'espère que la visite vous aura comblé. Ce château est de toutes les sorties et a été remarqué au salon Matsuri de Vannes, par une maquettiste professionnelle qui m'a demandé si j'avais suivi des cours à la prestigieuse école de Questembert. Mon égo en a été

4 commentaires:

jplelain a dit…

magnifique réalisation et belles explications

Tizizus a dit…

Tes réalisations sont toujours aussi epoustouflantes. J'adore.

Eutha, l'archiviste. a dit…

Merci les gars.

Jim Jackaman a dit…

Fantastic! Well done sir!